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Artisans recherchent jeunes désespérément

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L'artisanat a besoin de sang neuf. Pourtant, malgré ses efforts, il peine non seulement à attirer, mais aussi à fidéliser les jeunes. Dans ce contexte, l'orientation, l'intégration et la valorisation des apprentis demeurent de véritables défis.

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«Il y a 11 ans, j'ai repris une entreprise familiale de rénovation avec une équipe qui avait vieilli. Il a donc fallu penser à son renouvellement», explique Patrick Dupin, qui a installé son entreprise de rénovation à Saint-Calais, dans la Sarthe. Comme lui, les entrepreneurs qui ont besoin de sang neuf sont légion. Car la France vieillit... et ses artisans aussi. Et ils rencontrent souvent des difficultés à recruter, notamment des jeunes. Pourtant, si l'on en croit l'étude du Fonds national de promotion et de communication de l'artisanat (FNPCA) réalisée en 2005 auprès des jeunes, les métiers de l'artisanat attirent plus de la moitié des 15-24 ans. Pour eux, il s'agit d'un secteur pourvoyeur d'emplois et ils pensent que, bien formés, ils en trouveront facilement un. A raison, puisque selon une enquête du Crédoc Source: étude «Orientation et professionnalisation des jeunes dans le secteur du bâtiment», Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, novembre 2005. , le BTP, à lui seul, propose 7,5% de l'ensemble des offres, tous secteurs confondus. Pour autant, dans les faits, l'entrée des jeunes dans les entreprises artisanales n'est pas à la hauteur des besoins. Une autre étude, de la Capeb cette fois, souligne ainsi que parmi les entreprises qui ont cherché à recruter en 2004, 53% ne sont pas parvenues à effectuer les embauches souhaitées. Selon le Crédoc, «Le bâtiment est doté d'une mauvaise image auprès des jeunes», même si, nuance-t-il, «au cours des dernières années, les actions de sensibilisation et d'information sur les métiers ont permis une légère augmentation des effectifs de lycéens et d'apprentis dans le bâtiment.» De fait, selon le FNPCA, 8 jeunes sur 10 considèrent que de réels efforts ont été fournis pour rendre les métiers de l'artisanat plus attractifs. Pour Alain Griset, président de L'APCM (Assemblée permanente des chambres de métiers), l'image négative qui colle à la peau de l'artisanat est à ranger définitivement dans les placards: «Nous sommes passes à une autre étape», plaide-t-il. La preuve? «L'artisanat enregistre chaque année depuis cinq ans un solde net de 75 000 emplois.» Des chiffres qui ne sont pourtant pas encore suffisants.

Témoignage

Erick Souabe, gérant d'une menuiserie dans l'Oise
«Il faut inciter les jeunes à rejoindre l'artisanat»


Issu d'une formation d'architecte d'intérieur, avec une longue expérience commerciale dans le secteur des centres d'appels, Erick Souabe a repris une entreprise de menuiserie il y a quatre ans et y trouve beaucoup de plaisir. Il est rapidement sollicité par la Fédération française du bâtiment, à la recherche d'entreprises pouvant accueillir des élèves dans le cadre des opérations «Les Coulisses du Bâtiment» et «Un jeune, un jour, une entreprise». «Tout le monde passe son temps à dire qu'on manque de main-d'oeuvre, mais en fait, dans beaucoup d'entreprises, les dirigeants pensent plus, compte tenu de leur moyenne d'âge, à leur retraite qu'à l'avenir, observe-t-il. Il ne s'agit pas d'attendre des politiques de grandes décisions, mais d'agir concrètement, par des actions quotidiennes, pour montrer aux jeunes que ces métiers, parfois difficiles, apportent souvent une satisfaction beaucoup plus importante que dans d'autres secteurs.» Persuadé qu'il faut savoir attirer les talents et les former, comptant lui-même trois apprentis dans son entreprise, il décide de s'investir dans ces deux opérations de promotion. Même si cela implique, pour lui et son équipe, de dégager du temps pour accueillir des collégiens dans l'atelier. Il dit avoir rencontré de tout, «des jeunes ouverts, curieux, contents et d'autres contraints, avec beaucoup d'idées reçues». Le rôle de l'artisan? Leur faire découvrir son métier et ses multiples facettes: «Dans la menuiserie, on se pose des questions toute la journée, on peut évoluer sans cesse.» La preuve? «Mon chef d'atelier, qui a 54 ans, découvre encore des choses!»

Attirer et fidéliser les jeunes

Autre problème soulevé par l'étude du Crédoc: le profil des jeunes, «souvent orientés contre leur gré dans ces formations, à cause d'un niveau scolaire jugé trop faible ou d'un comportement perçu comme peu adapté à la scolarisation classique». Conséquence: «Depuis dix ans que j'accueille des apprentis, remarque Patrick Dupin, sur les huit que j'ai formés, je n'en ai gardé qu'un. En revanche, celui qui a tenu le coup me seconde aujourd'hui.» Alors, qu'est-ce qui fait la différence? Comment attirer, puis fidéliser, les jeunes? Tout d'abord, en apprenant à vaincre leurs a priori. «Lorsque je les accueille dans le cadre de l'opération des «Artisans Messagers», le premier élément qu'ils me renvoient, c'est la pénibilité du travail, constate Benoît Klein, couvreur à la retraite à Saint-Sébastien (Loire-Atlantique). Je leur explique que de nombreux engins existent désormais pour faciliter la facile des artisans et qu'il y a des règles pour leur garantir de bonnes conditions de sécurité.» Les idées reçues ont la vie dure... D'où la nécessité d'informer les jeunes le plus en amont possible sur les atouts de l'artisanat. D'autant qu'une fois en prise avec la réalité, les jeunes ont une opinion assez positive du secteur du bâtiment, voire très positive pour 41%, souligne le Crédoc dans son étude. Encore faut-il les mener jusqu'aux portes de l'artisanat. Au-delà du travail d'information et de lobbying à la charge des organismes représentatifs, les entreprises ont, elles aussi, un rôle à jouer auprès des jeunes. Et il est crucial. Il passe en premier lieu par l'information et l'orientation et nécessite une implication directe du chef d'entreprise et de son équipe. Qu'elles soient à l'initiative des Chambres de métiers ou des syndicats, des opérations sont menées régulièrement dans toute la France. Largement médiatisées, elles ont pour noms «Semaine de l'Artisanat», «Artisans Messagers» ou encore «Coulisses du Bâtiment» et permettent d'aller à la rencontre des jeunes dans les écoles, les collèges et les lycées, ou bien d'accueillir ceux-ci dans les entreprises.

Pratique
5 conseils pour fidéliser les jeunes

1- Formalisez une procédure d'accueil: le premier jour est capital, n'hésitez pas à présenter votre entreprise, les bureaux, les chantiers, l'atelier, l'équipe. Considérez l'apprenti d'emblée comme un membre à part entière de votre entreprise, et surtout pas comme un sous-fifre.


2- Choisissez un tuteur pédagogue: des qualités professionnelles, si elles sont essentielles, ne font pas tout. L'aspect humain entre également en ligne de compte. Un bon tuteur doit être avant tout pédagogue, capable de comprendre et d'écouter le jeune dont il a la charge.


3- Communiquez en permanence: un suivi régulier des avancées et des difficultés rencontrées est primordial. Faites le point à chaque fin de semaine par exemple, ou après chaque fin de chantier, si celui-ci ne dure pas trop longtemps.


4- Instaurez un climat agréable: organisez des pots, offrez des cafés le matin, des déjeuners de temps en temps, des dîners les veilles de fêtes. Une bonne ambiance saura donner envie de travailler et motiver les jeunes que vous recevez chez vous.


5- Considérez les jeunes et valorisez-les: faites-leur confiance, donnez-leur la parole. Les jeunes soulignent tous l'importance de se sentir dignes de confiance. N'hésitez pas à leur confier de petites tâches afin qu'ils puissent travailler en autonomie, et démontrer ce qu'ils sont capables de faire.

Le chef d'entreprise doit s'investir

Benoît Klein, l'ancien couvreur aujourd'hui retraité, exerce toujours un rôle dans la formation des jeunes. Désormais plus disponible, il a décidé de participer cette année à l'opération «Les Artisans Messagers», organisée par la Capeb. Durant une journée, il s'est rendu dans une classe de 3e et a aidé des élèves à construire un porche. Nécessitant la mise en oeuvre d'un grand nombre de corps de métiers, l'ouvrage permet de mettre en avant leur diversité et le degré de compétence qu'ils exigent. «Parler des métiers en les valorisant ne suffit pas, les collégiens veulent du concret», assure le couvreur. Un message reçu cinq sur cinq par les jeunes. D'ailleurs, d'après la Capeb 44, la plupart des Centres de formation d'apprentis (CFA) du secteur ont refusé des jeunes, faute de places.

Malheureusement, les artisans qui entreprennent le même type de démarche sont encore peu nombreux. L'argument généralement avancé? Le manque de temps, s'ils considèrent qu'une journée consacrée à un jeune est une journée perdue pour l'entreprise. A L'APCM, on est conscient de cette préoccupation: «Toutes les entreprises artisanales ne disposent pas de l'organisation nécessaire pour consacrer du temps aux jeunes et le temps d'un chef d'entreprise a un coût», constate Alain Griset, son président. Néanmoins, il rappelle que le statut de maître d'apprentissage a été amélioré avec la mise en place d'un crédit d'impôt de 2 600 euros par an et par apprenti qui vient compenser le temps investi. D'autres, tels crue Erick Souabe, menuisier à Arsy dans l'Oise, parlent plutôt d'investissement (lire l'encadré «Témoignage» page 34). Mais une fois formés, les jeunes ne vont-ils pas aller voir ailleurs? «Le but, lorsque l'on forme des jeunes, est de les garder. Cela permet ensuite à l'entreprise d'avoir des salaries qui lui sont parfaitement adaptés», affirme Alain Griset pour encourager les chefs d'entreprise à prendre des apprentis. Dans son ouvrage Vers une France sans artisans Edition Albin Michel, 2007, 15 euros , le menuisier Bernard Glatigny dresse pour sa part un portrait autrement pessimiste: «s'il a le choix, un jeune préférera se faire embaucher dans un grand groupe plutôt que dans une TPE». Qui, selon l'artisan, ne peut pas offrir les mêmes salaires et avantages sociaux. Un argument que récuse le président de L'APCM: «Les salaires dans l'artisanat sont largement supérieurs a ceux que l'on trouve dans d'autres secteurs, pur exemple dans la grande distribution.» La rémunération n'est de toute façon pas le seul élément décisif dans une politique de fidélisation des jeunes.

«D'ailleurs, souligne Benoît Klein qui a parcouru une quinzaine de collèges à la rencontre de futurs professionnels lors de l'opération «Les Artisans Messagers», aucun élève ne m'a parlé spontanément de salaire.» En revanche, la plupart des jeunes méconnaissent le monde de l'entreprise et s'inquiètent des conditions de travail. D'où l'importance du premier contact et de l'accueil au sein de l'entreprise. Alain Cazuc, maçon à Fraincourt dans les Ardennes, reçoit chaque nouvel arrivant en organisant un pot. «Je lui fais aussi visiter l'entreprise, les chantiers et je lui présente ses nouveaux collègues», explique l'artisan. Il lui remet également un livret d'accueil de quelques pages. Celui-ci contient une mine d'informations, depuis les conditions d'embauche jusqu'au nom du tuteur et horaires de travail, en passant par le montant de la rémunération ou le comportement attendu: ponctualité, tenue, respect, attitude vis-à-vis des collègues et des clients. Passer d'un cadre scolaire à un cadre professionnel n'a en effet rien d'évident. «Ce sont généralement des jeunes assez difficiles que l'on reçoit, témoigne l'artisan et auteur Bernard Glatigny. Cela dit, quand ils arrivent, dans l'entreprise, au contact d'ouvriers de 40 ou 50 ans, c'est, une autre histoire...» Alors, même si le menuisier a parfois l'impression de devoir tout reprendre à zéro - «même les règles de politesse de base, comme saluer ses collègues le matin, ne sont plus forcément, respectées»-, il garde la foi: «Il faut s'accrocher, même si l'on a parfois l'impression défaire surtout du social.» De son côté, Patrick Dupin relève souvent un manque d'assiduité et de sérieux qu'il explique par le défaut de suivi des parents. S'il continue pourtant d'accueillir des jeunes dans son entreprise de rénovation, il avoue être désormais plus sélectif. Selon lui, pour que l'équation jeune + entreprise fonctionne, «il faut que chacun se responsabilise à son niveau, qu'il soif parent, enfant on entreprise».

Si c'est le cas, les efforts déployés ne seront alors peut-être pas vains. C'est ce que tend à prouver l'exemple de David, ancien apprenti dans la menuiserie de Bernard Glatigny. «Il flirtait avec la délinquance», se souvient l'artisan. Pour ce jeune homme, se lever tôt représentait déjà un effort quasi surhumain. Néanmoins, il est resté deux années dans l'entreprise, le temps de décrocher son CAP. «Après son départ, je pensais ne plus jamais le revoir, ni chez moi, ni ailleurs dans le métier», témoigne Bernard Glatigny, Mais finalement, plus de deux ans après, David est venu donner des nouvelles. Et a demandé à réintégrer l'entreprise. «Il y a de fortes chances que cela se fasse», confie l'artisan. La plupart de ces jeunes ne demandent en effet qu'à apprendre. Mais ils ont besoin d'être encadrés et entourés. En un mot: managés. Ce qui importe, c'est de ne pas les considérer comme des «bouche-trous». Interrogés à l'occasion de l'étude du Crédoc, certains apprentis se montrent ainsi particulièrement négatifs. Ils déclarent avoir le sentiment d'être utilisés comme main-d'oeuvre à bas prix, sans pouvoir développer réellement leurs compétences. «J'ai juste appris à faire le traçage d'un escalier et pas grand-chose d'autre, se désole Marc, élève en deuxième année de CAP. Je me débrouille seul la plupart, du temps.»

Des qualités relationnelles et humaines

Accompagner le jeune vers la professionnalisation, voire l'excellence, en prenant le temps de lui transmettre son savoir, c'est pourtant le rôle que doivent jouer le tuteur et le maître d'apprentissage. «Les jeunes ont parfois du mal à prendre la parole et a dire ouvertement, qu'ils n'ont pas compris telle ou telle chose, témoigne Eric Leymarie, directeur du CFA bâtiment, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Le maître d'apprentissage doit le sentir et être suffisamment patient et, ouvert d'esprit pour mettre à l'aise son apprenti afin qu'il s'acclimate le plus rapidement possible a l'entreprise.»

L'entreprise de maçonnerie Gonzalez-Diego, qui emploie trois personnes à Aramon, dans le Gard, l'a bien compris. «Nous nous sommes rendu compte que le meilleur tuteur n'est pas celui qui maîtrise les compétences techniques, mais de réelles qualités pédagogiques», témoigne ainsi Rita Gonzalez, salariée de l'entreprise. Cela suppose de montrer les bons gestes, et pas seulement de les expliquer. «C'est le principe du «si j'entends, j'oublie», mais «si je fais, je retiens»», assène Eric Leymarie, qui insiste également sur la nécessité de procéder très régulièrement à des bilans: «Ce travail de suivi est primordial.» Pour cela, toutes les occasions sont bonnes à prendre. A commencer par les trajets en voiture, entre deux chantiers, ou les discussions de couloir par exemple. «Ces petites rencontres informelles incitent davantage a la liberté de ton que les réunions officielles, dans le bureau du chef d'entreprise», estime Rita Gonzalez. La motivation joue un rôle essentiel, évidemment. Et si personne ne peut l'avoir à la place du jeune, l'entreprise peut au moins lui donner envie de s'intégrer. Dans l'entreprise de Joseph Ollivier, maçon à Châtillon-en-Vendelais, en Ille-et-Vilaine, l'accent est particulièrement mis sur «ces petites attentions qui font. toute la différence»: un petit café le matin par exemple, ou des repas réunissant toute l'équipe de temps en temps (voir l'encadré «Témoignage», ci-dessus). De même, pour donner envie aux jeunes de se dépenser pour leur entreprise, les apprentis en bac professionnel sont payés au-delà de ce qu'exige la loi: en règle générale 300 euros de plus. «A ce niveau-là, explique Isabelle Ollivier, la fille du gérant, ils font le même travail qu'un ouvrier. Ne pas leur donner le même salaire, c'est clairement les mettre à l'écart.»

Témoignage

Isabelle Ollivier, 24 ans, entreprise de maçonnerie en Ille-et-Vilaine
«Nous essayons de créer une bonne ambiance de travail pour fidéliser notre équipe»


Un petit café le matin avant de partir sur les chantiers. Une bière le soir, après la journée de travail. Un repas convivial réunissant toute l'équipe, à la veille des fêtes de Noël ou des vacances d'été. Dans l'entreprise Ollivier, Joseph Ollivier, le gérant, et Isabelle, sa fille, ne lésinent pas sur les petites attentions accordées à leurs employés, et notamment les plus jeunes, derniers arrivés. «En agissant ainsi, témoigne Isabelle Ollivier, tout le monde se sent bien dans l'entreprise, l'ambiance de travail est excellente, et chacun est motivé pour donner son maximum. Evidemment, cela nous coûte un peu d'argent. Mais il ne faut jamais oublier que si l'entreprise vit et prospère, c'est grâce à ses employés.»
La conséquence directe de ces attentions? Les salariés, valorisés dans leur travail, ont envie de rester dans l'entreprise. Les quatorze employés sont tous présents depuis longtemps. A commencer par Sylvain Martinais qui, à 25 ans, a déjà onze années d'ancienneté. «Il est arrivé à l'âge de 14 ans, en tant qu'apprenti et n'est plus jamais reparti», explique fièrement Isabelle Ollivier. Et ce jeune homme ne fait pas figure d'exception. En règle générale, l'entreprise accueille au moins un apprenti par an. Et rares sont ceux ne faisant que passer. «Nous n'hésitons pas à leur confier des responsabilités. Ils travaillent vraiment, et ils aiment ça.»
Romain, par exemple, enchanté d'un stage d'une semaine effectué dans l'entreprise l'année dernière, est de retour, depuis quelques mois, chez les Ollivier. A 17 ans, il est en première année de BEP, et Isabelle Ollivier en est persuadée: «Un brillant avenir commun s'annonce».

Repères

- RAISON SOCIALE Menuibat
- ACTIVITE Menuiserie
- VILLE Arsy (Oise)
- ANNEE DE REPRISE 2004
- DIRIGEANT ErickSouabe, 43 ans
- EFFECTIF 19 salariés
- CA 2006 1,3 million d'euros

Repères

- RAISON SOCIALE Entreprise Ollivier
- ACTIVITE Maçonnerie
- VILLE Châtillon-en-Vendelais (Ille-et-Villaine)
- ANNEE DE CREATION 1987
- DIRIGEANT Joseph Ollivier, 56 ans
- EFFECTIF 14 personnes
- CA NC

Jean-Noël Caussil, Nelly Lambert

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