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Assurer son VU: les cinq erreurs à ne pas commettre

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Un parc automobile devient une flotte à partir de cinq véhicules. Pour obtenir le contrat d'assurance offrant la meilleure couverture au meilleur prix, il y a cinq erreurs-clés à ne surtout pas commettre.

@ LORA BUT / FOTOLIA

1 Ne pas faire réévaluer votre contrat

En matière d'assurance automobile, rien n'est véritablement gravé dans le marbre. « Il est important de savoir être revendicatif car les clients les plus discrets sont ceux qui obtiennent le moins et paient pour les autres », indique Lionel Ray, ancien courtier en assurance. Ainsi, l'expert recommande de solliciter la compagnie d'assurances afin de faire réévaluer le montant des primes, des franchises en fonction, d'une part, de la flotte de véhicules (comprenez le nombre de véhicules utilisés par l'entreprise), mais aussi, d'autre part, en fonction de son usage. Il faudra alors observer le kilométrage parcouru, ainsi que la sinistralité enregistrée par l'entreprise. Ce seront autant d'arguments pour renégocier un contrat «Flottes».

2 Surchallenger le contrat

A contrario, vouloir renégocier trop souvent un contrat peut avoir un effet pervers. « Les compagnies d'assurances enregistrent chaque demande de renégociation, c'est ce que l'on appelle les saisies de marché. Lorsque les sollicitations sont trop fréquentes, les cotations sont effectuées mais l'examen de la situation n'est pas suffisamment approfondi », confie Lionel Ray. Il recommande ainsi un rythme de trois à quatre ans pour un examen en profondeur de l'évolution du contrat.

3 Ne pas être totalement transparent

Les cotations réalisées par les compagnies d'assurances reposent, comme tout contrat d'assurance, sur l'analyse d'un risque. Aussi, lorsque vous demandez un devis à un nouvel assureur, il est indispensable de fournir tous les éléments exigés de manière aussi détaillée que possible. Il faut donc réclamer auprès de votre assureur actuel la liste des sinistres qu'il a pu recenser sur l'année en cours. « Dans l'idéal, il faut au moins disposer des statistiques sur l'année en cours et les deux années précédentes », précise l'expert. Ces statistiques sont normées et « il ne faut pas se contenter des listings générés par le logiciel de gestion de flotte de l'entreprise », poursuit-il. Le relevé d'informations que l'on peut demander à son assureur ne fait que compléter les statistiques.

4 Penser qu'un courtier est nécessairement un surcoût

Lorsqu'une entreprise sollicite un courtier en assurances, ce dernier doit évidemment être rétribué. Pour autant, il ne faut pas considérer ceci comme un poste de dépense supplémentaire. « Le courtier a pour habitude de négocier avec les compagnies d'assurances. Il possède des arguments qui portent leurs fruits et, le plus souvent, la baisse de la prime d'assurance compense très largement les émoluments du courtier », affirme Lionel Ray. Au moment de renouveler votre contrat d'assurance, il peut s'avérer judicieux de solliciter un courtier qui viendra à votre rencontre, analysera votre situation et vous accompagnera dans l'optimisation de l'assurance de votre flotte automobile.

5 Négliger la prévention

Le meilleur moyen d'optimiser les coûts liés à l'assurance de la flotte reste la prévention. « Il ne faut jamais perdre de vue que le budget lié à l'assurance de la flotte est intrinsèquement dépendant de la fréquence des sinistres. En améliorant la conduite des utilisateurs, via la formation notamment, on dispose d'un levier majeur», assure l'expert. En faisant en sorte que les usagers de la flotte aient un comportement exemplaire et responsable, l'impact est immédiatement mesurable sur la sinistralité. Mais aussi sur la consommation de carburant, ou l'usure des véhicules de la flotte! L'impact de l'immobilisation d'un véhicule accidenté sur l'activité de l'entreprise n'est pas toujours mesuré. Or, tous les contrats en prévoient par une garantie perte d'exploitation, par exemple...

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