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Bien-être au travail: le BTP peut mieux faire

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Les entreprises du bâtiment sont-elles socialement performantes? Une étude sur l'indice de bien-être au travail montre que des efforts restent à faire, notamment en termes d'accompagnement et de dialogue social.

La dégradation des conditions de travail peut coûter très cher aux dirigeants. Selon une étude publiée le 14 février par le cabinet Mozart Consulting, elle représente une perte moyenne de 23 % de la valeur ajoutée d'une entreprise. « Si ce chiffre s'est stabilisé entre 2009 et 2010, les conséquences et les coûts liés au mal-être au travail restent exorbitants », avance Victor Waknine, fondateur du cabinet. Compris entre 0 et 1, l'Ibet (indice de bien-être au travail) français médian s'établit à 0,77, soit largement en dessous du niveau qui reflète une situation de bien-être (0,85). Et le secteur de la construction? Le BTP se situe dans la moyenne française puisque son Ibet s'élève également à 0,77. Un chiffre notamment dégradé par une forte augmentation des sorties forcées (+ 6,8 % par rapport à 2009), à savoir des démissions et des licenciements non-économiques. « Cette progression s'explique par une montée en puissance des ruptures conventionnelles, largement utilisées à partir de 2010 », analyse Victor Waknine.

@ FOTOLIA / BLACK ME

Le BTP enregistre par ailleurs un net recul du taux d'absentéisme (- 27 % par rapport à 2009) et une stabilisation, ces deux dernières années, du taux de journées non travaillées pour accidents de travail, maladies professionnelles et accidents de trajet. Si ces résultats honorables résultent, selon l'étude, de la sensibilité des dirigeants à valoriser leurs métiers, Victor Waknine pointe un problème de prévention et une demande de performance accrue. « Les patrons doivent être cohérents dans la définition des objectifs et des moyens qu'ils donnent à leurs collaborateurs. Ils ont parfois tendance à imposer des changements sans accompagner leurs salariés, ce qui génère un facteur de résistance, une perte de productivité et de qualité », soutient le fondateur du cabinet Mozart Consulting. Les pistes avancées? L'analyse des postes de travail afin d'en dégager des spécificités et de respecter le savoir-faire du salarié. Ou encore la mise en place d'un dialogue social afin d'accompagner progressivement les équipes. Un collaborateur sera ainsi plus performant dans une entreprise socio-responsable.

Mot clés : travail

Mallory Lalanne

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