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CE QU'ILS EN DISENT

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«J'AI CREE MON ENTREPRISE IL Y UN AN A PEINE ET JE NE ME VERSE, POUR LE MOMENT, AUCUN SALAIRE»

Maçon a Limoges, Jean-François Greaume a créé son entreprise en décembre 2005 grâce à un prêt à taux zéro. Jusqu'à présent, il ne s'est pas versé de salaire, et n'envisage pas de le faire avant le mois de juin 2007. «Dans l'absolu, explique-t-il,/e pourrais me salarier puisque mon entreprise a bien démarré. Mais, pour le moment, je préfère investir tout l'argent que je gagne pour le développement de mon affaire.»

Jean-François Greaume, 44 ans, gérant d'une entreprise de maçonnerie en pierre de taille, à Limoges (Haute-Vienne)

«MON SALAIRE VARIAIT EN FONCTION DE LA SANTE DE MON ENTREPRISE»

Guy Dettwiller, ancien couvreur dans le Bas-Rhin, s'est toujours versé un salaire, l'équivalent, en moyenne, du plafond de la Sécurité sociale (2682 euros actuellement). Et, en fin d'exercice, quand l'état de sa trésorerie le lui permettait, il se versait même un treizième mois. «Mais attention: j'ai toujours fait fluctuer mon salaire en fonction de mon activité. Il ne s'agissait évidemment pas de mettre enjeu la pérennité de mon entreprise. Quand la situation était difficile, c'était le premier poste sur lequel je pouvais agir. Ce n'est que lorsque les affaires redevenaient florissantes que je pouvais me permettre de me rattraper.» Aujourd'hui, grâce au salaire qu'il s'est versé, Guy Dettwiller touche une retraite d'un peu plus de 2000 euros par mois.

Guy Dettwiller, 58 ans, retraité, a exercé pendant plus de 40 ans en tant qu'artisan couvreur, à Wingen-sur- Moder (Bas-Rhin)

«LE GRAND PUBLIC SE FAIT DES IDEES QUANT A LA REMUNERATION DES PATRONS»

Eric Boudier a crée son entreprise de ferronnerie en 1996, quittant le confort du salariat pour endosser le statut de chef d'entreprise. «Dans l'opinion publique, l'image du patron est trop souvent ternie.

Pourtant, nous prenons des risques personnels et créons des emplois. Les premières années, je ne touchais guère plus de 5000 francs (762 euros, ndlr), et cette période de vaches maigres a duré quelques années, le temps d'assurer la pérennité de mon entreprise.» Aujourd'hui, Eric Boudier se verse l'équivalent d'un salaire de cadre mais se déclare prêt à minorer sa rémunération au premier coup dur. «Ma richesse est pour le moment virtuelle: c'est mon entreprise, et rien n'est jamais acquis. Je peux tout perdre en un rien de temps.»

Eric Boudier, 43 ans, ferronnier métallier, à Chenoves (Côte-d'Or)

Mot clés : Salaire

Jean-Noël Caussil

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