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Engagé pour les jeunes

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Menuisier-charpentier-couvreur et militant syndical depuis trois générations, Jean-Luc Cailleau s'attache à faire découvrir son métier aux jeunes générations.

Non, l'artisanat du bâtiment ne doit pas être un choix par défaut pour les collégiens en mal d'orientation. Oui, il faut, pour ces métiers manuels, des candidats à la tête bien remplie. Fort de ces convictions, Jean- Luc Cailleau, menuisier-charpentier-couvreur de 52 ans, élu à la CMA de Gironde et trésorier de la Capeb 33, sillonne les classes de

collège et de lycée de son département pour s'adresser aux jeunes et leur faire découvrir les métiers du bâtiment. Pour cet artisan, le militantisme est un acte naturel. « Mon père était adhérent à la Capeb et maire de notre commune des Eglisottes pendant 30 ans », rappelle-t-il. Qu'il soit citoyen ou professionnel, l'engagement obéit aux mêmes motivations. «Le militantisme permet de rapprocher les gens, de créer des contacts entre des univers très éloignés et, surtout, de faire avancer les choses », affirme-t-il.

Jean-Luc Cailleau Menuisier charpentier-couvreur, trésorier de la Capeb 33

« Accueillir un apprenti nécessite un minimum de pédagogie afin qu'il réussisse par lui-même. »

Expliquer les techniques

Lorsqu'une classe de lycée écoute la description d'un métier avec intérêt, que certains sourient ou qu'ils ont les yeux qui brillent, la partie est déjà un peu gagnée. Mais avant d'en arriver là, Jean-Luc Cailleau doit parfois convaincre les enseignants eux-mêmes. «J'interviens en tant que professionnel, au conseil d'administration du CFA du bâtiment de Blanquefort », souligne-t-il, afin de rappeler les réalités du métier. Mais son investissement ne s'arrête pas là. Il tient également à convaincre ses collègues artisans de l'intérêt d'encadrer des jeunes. « Accueillir un apprenti nécessite un minimum de pédagogie. Plutôt que de lui faire balayer le chantier ou nettoyer les outils, mieux vaut lui expliquer les techniques et surtout les plus difficiles, afin qu'il réussisse par lui-même », défend-il avec ardeur. Après les Olympiades des métiers de Bordeaux en mars, qui ont récompensé les jeunes les plus habiles de leurs mains, Jean-Luc Cailleau continue de représenter la profession dans les échanges entre écoles et entreprises, avec une intervention prévue notamment au lycée de Libourne en mai. Une de ses fiertés? Avoir formé et gardé plusieurs apprentis, dont l'un pendant 14 ans, jusqu'à envisager de lui céder son entreprise. Malheureusement, celui-ci vient de se marier et de déménager. Ce n'est que partie remise.

Bio

- 1960 Naissance aux Eglisot teset-Cha laures (Gironde).
- 1977 Entre dans l'entreprise familiale de couverture.
- 1997 Reprend l'entreprise paternelle.
- 2005 Elu à la CMA de Gironde.
- 2006 Entre au bureau de la Capeb 33 (président de la section bois et trésorier depuis 2011).

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