Et après ?

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C'est un peu la «prime à la casse» du bâtiment... Le plan de relance BTP, initié il y a un an, a porté ses fruits, peut-être même au-delà des espérances des fédérations professionnelles. En termes de chiffre d'affaires, tout d'abord -le plan a favorisé de grands travaux, remplissant les carnets de commandes de centaines de PME du secteur- mais aussi en terme d'emplois, puisqu'il aurait permis de protéger 77000 emplois dans le BTP, dont plus de la moitié dans le bâtiment. Reste à savoir ce qui se passera quand on privera le patient de ses perfusions... Car en 2011, selon toute vraisemblance, le dispositif ne sera pas reconduit. Ce coup de pouce aura permis à de nombreux artisans du bâtiment de tenir bon pendant la tempête, mais sera-t-il accompagné des mesures de rigueur indispensables à leur survie durable?

Une chose est sûre, les entreprises qui profiteront le mieux de l' «après-cri se» sont celles qui auront adopté une politique de pragmatisme budgétaire et de réalisme économique. Relancer ses clients, lutter contre les impayés, négocier des délais de paiement avec ses fournisseurs, acheter au meilleur prix, surveiller ses marges, garder les yeux rivés sur sa trésorerie, sans jamais délaisser son carnet de commandes... En somme, gérer son entreprise en bon père de famille: c'est la clé de la réussite. Plan de relance, ou pas!

STEFANIE MOGE-MASSON, Directrice de la rédaction

STEFANIE MOGE-MASSON

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