Faites de votre véhicule votre meilleur outil publicitaire

Publié par le

Profiter d'un support gratuit, son véhicule, pour communiquer et prospecter, c'est la stratégie adoptée par de nombreux artisans. Mais attention, il y a quelques pièges à éviter. Conseils.

  • Imprimer

«L e marquage publicitaire de mon véhicule m'apporte deux contacts par semaine en moyenne», observe Christian Lammens, plombier chauffagiste à Biert, dans l'Ariège (voir le témoignage cicontre). Un résultat efficace dont il serait dommage de se priver, si l'on en croit le nombre de véhicules marqués utilisés par les artisans. «En général, les effets se font sentir immédiatement avec davantage de prises de contact, renchérit Luc Rohmer, dirigeant d'Ellips, une agence de communication située à Strasbourg. Encore faut-il que le message soit énoncé clairement et lisiblement.»

Pratique
«Combien ça coûte?

Les prix pour un marquage sont très variables selon le service demandé. Si vous le posez vous-même, le premier prix pour un adhésif blanc découpé est de 80 euros le mètre carré, et jusqu'à 140 euros dans plusieurs couleurs. Pour le marquage classique d'un véhicule utilitaire par un professionnel, sans création graphie poussée, les tarifs sont compris entre 300 et 500 euros HT. Si vous profitez de l'occasion pour trouver un logo, la facture sera plus lourde: 1 000 euros HT environ pour une création originale et 2 000 HT euros si cela concerne un recouvrement total.

Définissez votre message

Première étape: choisir les éléments qui figureront sur le véhicule. «Inutile de reproduire sa carte de visite, le message doit être compréhensible immédiatement», conseille Luc Rohmer. Certaines données sont indispensables: nom de votre société, activité, spécialités résumées en quatre mots maximum, localité, numéro de téléphone et site internet. N'oubliez pas non plus de faire figurer votre logo si vous en avez un. «Il faut privilégier ce que le client doit retenir: le slogan, par exemple, n'est pas indispensable», martèle le dirigeant d'Ellips. La forme est, elle aussi, primordiale: en effet, votre véhicule sera vu brièvement, sur la route ou en stationnement.

La police doit donc être claire et lisible.

Pensez également à adapter le marquage à votre activité. «Un peintre en bâtiment pourra jouer sur les couleurs, en créant un dessin esthétique, en accord avec son activité», estime Jean-Louis Sagot, créateur graphiste à Lescure (Ariège). Sachez que certaines couleurs sont associées à des spécialités précises: le bleu évoque les énergies renouvelables, par exemple. «Pour un ébéniste ou un menuisier, on peut utiliser le noir, qui rappelle le luxe et le prestige, accompagné de petites touches de couleur, propose Luc Rohmer, d'Ellips. Deux couleurs associées, comme le noir et le blanc, pourront illustrer V exercice de deux activités.»

S'il doit être adapté à votre activité, le message doit aussi refléter le discours global de votre entreprise. Jean- Louis Sagot conseille ainsi de faire effectuer une étude préalable avec une société de communication, pour définir ce que vous voulez transmettre. «Si le message est embrouillé ou décalé, il ne sera pas bien reçu par la clientèle», explique le graphiste. Dans cette démarche, le regard extérieur d'une agence de communication, s'il occasionne des coûts plus élevés, peut s'avérer utile. Compter 1 000 euros HT environ pour une réalisation (voir l'encadré Pratique) .

Soignez la pose

Une fois le message défini, peaufinez le résultat. «Le véhicule représente l'image de marque de l'artisan, insiste Jean-Louis Sagot. La pose ne doit pas être négligée.» Si ces différentes étapes sont respectées, la récompense est au rendez-vous du côté de la clientèle. Pour la prospection tout d'abord: «Votre identité visuelle fait partie du décor, et les habitants du quartier s'y familiarisent petit à petit. Ils songeront à vous en cas de besoin, explique Philippe Chamaillard, dirigeant de Visu Pub, agence de publicité à Toulon (Var) . Cette pratique renforce aussi les autres vecteurs de communication, comme les publications ou l'affichage.» Mais l'utilisation d'un véhicule marqué a aussi un effet positif sur les chantiers: «Mon nouveau camion inspire confiance, estime Christian Lammens, plombier dans l'Ariège. En me voyant arriver sur un chantier, les clients m'identifient clairement et sont sûrs qu'il ne s'agit pas de travail dissimulé.»

Si le marquage peut donner une bonne impression de votre entreprise, n'oubliez pas la propreté et l'état de votre utilitaire! Un logo, même efficace, n'aura aucun effet sur un véhicule qui laisse à désirer.

Témoignage

Christian Lammens, plombier chauffagiste à Biert, dans l'Ariège


«C'est la meilleure façon de s'inscrire dans le paysage»


Après son déménagement en juin 2005 à Biert, un village des Pyrénées, Christian Lammens décide de marquer son véhicule, pour se faire connaître et acquérir une nouvelle clientèle. «Ce changement géographique a coïncidé avec une réorientation de mon activité. C'était le moment ou jamais de communiquer», explique le plombier chauffagiste, désormais spécialisé dans le bois et l'énergie solaire. La première étape? Trouver un logo reflétant sa nouvelle identité. Christian Lammens a fait appel à Jean-Louis Sagot, créateur graphique. «Après trois rencontres et de nombreux échanges de mails, on s'est mis d'accord.» Si son premier élan le portait vers un dessin plutôt traditionnel, il s'est finalement décidé pour un graphisme plus abstrait. Simple et lisible, le logo est très bien reçu par la clientèle. «Son allure gaie et dynamique se répercute sur l'entreprise, ajoute Christian Lammens. Il y a aussi un côté zen évoquant le bien-être et la tranquillité qui correspond bien à l'image associée au chauffage à bois.» Aujourd'hui, le plombier est très satisfait du marquage de son véhicule. «Plus que la communication promotionnelle proprement dite, ce qui compte, c'est la présence d'un logo repérable dans la durée.» Le budget de l'opération? 1 200 euros pour la recherche graphique et 100 euros pour la découpe et la pose sur le véhicule.


Repères
- RAISON SOCIALE: Christian Lammens
- ACTIVITE: Plomberie-sanitaire, chauffage et poêle à bois, énergie solaire
- VILLE: Biert (Ariège)
- ANNEE DE CREATION: 1999
- DIRIGEANT: Christian Lammens, 47 ans
- EFFECTIF: 2 personnes
- CA 2006: 100000 euros

Céline Keller

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet