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Il crée son entreprise grâce au soutien d'EDF

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Pour créer son entreprise Jean-Luc Boyer a bénéficié du programme d'essaimage de son employeur, EDF. Coup de pouce financier et assurance de retrouver son emploi en cas d'échec: autant de facteurs non déclencheurs, mais qui ont facilité son installation.

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Près de 12 000 euros, telle est la dotation financière perçue par Jean-Luc Boyer au moment de créer son entreprise de pose de stores et fenêtres dans l'Aveyron. Cette somme ne correspond pas à un prêt, mais à un coup de pouce financier de son employeur, EDF, au titre d'un programme d'essaimage (cf. encadré). L'opérateur énergétique lui octroie également une aide de 3 000 euros et des chèques- onseil, de Tordre de 1200 euros, lui permettant d'accéder à des prestations de conseil et de formation et ce, chaque année pendant trois ans. La durée même de son congé pour création d'entreprise, que Jean-Luc Boyer, alors technicien supérieur de maintenance d'installations nucléaires, a posé en septembre 2005 après 25 ans passés au service d'EDF Avec un autre avantage: pendant un maximum de cinq ans, le salarié peut, si son projet n'est pas viable, retrouver un poste équivalent et le même niveau de rémunération. Au terme du congé, en revanche, il devra démissionner. C'est la solution qui se profile pour Jean-Luc Boyer, pour qui l'aventure artisanale s'avère positive sur bien des points. «Mon entreprise fonctionne bien, au-delà de mes prévisions. Je ne pensais pas que l'activité démarrerait aussi vite», confie-t-il.

Pour bénéficier de ce dispositif dont il a pris connaissance via le site intranet dédié, Jean-Luc Boyer a contacté le responsable essaimage en interne, puis défendu son projet oralement auprès d'une commission. Pour le matérialiser et le rendre plus vendeur, il a même préparé une courte vidéo présentant sa future activité. Convaincue par la démonstration, la commission a donné sa chance au salarié. Cerise sur le gâteau: ces avantages ne sont conditionnés qu'à quelques obligations, listées dans la convention signée par les deux parties. Jean-Luc Boyer peut être amené, par exemple, à communiquer ses bilans à la demande d'EDF, ce qui n'a, pour l'instant, pas été le cas. Néanmoins, ce n'est pas l'essaimage qui l'a poussé à franchir le pas. «J'aurais créé mon entreprise quoi qu'il arrive. Je pense que plus l'individu est motivé et passionné par son projet, moins ce dispositif prend d'importance», pondère l'artisan, qui a mûri son projet cinq ans avant de se lancer.

Salarié d'EDF, Jean-Luc Boyer a bénéficié du programme d'essaimage de son employeur pour démarrer son activité.

Salarié d'EDF, Jean-Luc Boyer a bénéficié du programme d'essaimage de son employeur pour démarrer son activité.

Repères

- Raison sociale: Stores et fenêtres
- Activité: Pose de stores, fenêtres, volets...
- Ville: Millau (Aveyron)
- Année de création: 2006
- Dirigeant: Jean-Luc Boyer (cogérant), 48 ans
- Effectif: 2 personnes
- CA 2007: 285 000 Euros

Essaimage: mode d'emploi

Souvent l'apanage des grands groupes, l'essaimage désigne le soutien apporté par une entreprise à ses salariés pour la création ou la reprise d'une entreprise. Il peut s'agir d'accompagnement, de formation, d'appui logistique ou financier, etc. L'essaimé prend alors un congé non rémunéré pour création d'entreprise - à condition de justifier d'au moins trois ans d'ancienneté dans l'entreprise - et a l'assurance d'être réintégré en cas d'échec ou d'abandon. Des associations, à l'image d'Essaimé, fédèrent les créateurs et repreneurs d'entreprise par essaimage.
Rens.: www.essaime.fr

CARINE GUICHETEAU

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