Il dépeint à Valérie Pécresse son quotidien de patron

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Pour sensibiliser les politiques aux besoins des patrons de petites structures, Stéphane Carmine, à la tête d'une entreprise de peinture, a participé à l'opération «Vis dans l'entreprise» impulsée par la CGPME. Il a ainsi accueilli Valérie Pécresse.

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Réunions de travail, rendez-vous professionnels... Stéphane Carmine a partagé son quotidien avec Valérie Pécresse.

@ JOËLLE MESTAS

Réunions de travail, rendez-vous professionnels... Stéphane Carmine a partagé son quotidien avec Valérie Pécresse.

L'entreprise Stéphane Carmine est en effervescence en ce matin du 19 février 2010. Elle attend une invitée de marque: Valérie Pécresse, candidate UMP à la présidence de la région Ile-de-France. En fait, le patron de cette société de peinture située en région parisienne, Stéphane Carmine, participe à l'opération «Vis dans l'entreprise» lancée par la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME). Son but? Sensibiliser les futurs présidents des conseils régionaux aux contraintes quotidiennes des dirigeants de PME. S'appuyant sur le concept de l'émission télévisée «Vis ma vie», l'invité doit s'immerger dans l'univers des petits patrons. « Lorsque j'ai été contacté par la CGPME début février, j'ai accepté de suite car je souhaitais évoquer avec la candidate nos obligations administratives et exposer nos revendications. » Il a donc concocté un emploi du temps de ministre à Valérie Pécresse. Laquelle a porté casque de chantier et délaissé, pour quelques heures, téléphone et discours grandiloquents pour assister au travail des peintres de la société. Après une visite des locaux et un petit-déjeuner collectif, c'est au tour de Stéphane Carmine de prendre la parole et de développer les différentes actions de son entreprise: démarche écologique de « recherche qualité environnementale » (RQE), mise en place d'un système de suivi de chantier par vidéo transmission...

Une oreille attentive

Le dirigeant, en présence de ses salariés, a ensuite exposé les problématiques rencontrées par les petits patrons: un trop-plein de charges qui freine leur développement, des formalités administratives et une législation complexes, etc. Au final, Valérie Pécresse passe près de six heures dans les locaux. Mais le message a-t-il vraiment été entendu? À en croire Stéphane Carmine, « la ministre s'est investie dans la discussion et a intégré certaines problématiques à son programme politique, notamment la question du développement économique des petites structures ». La chef de file UMP des élections régionales en Ile-de-France a en effet ressorti l'idée d'un guichet unique régional pour faciliter l'accès aux aides des PME. Mais pour le dirigeant, les efforts doivent être poursuivis afin de permettre aux petites entreprises de lutter à armes égales lors d'appels d'offres de marchés publics. « Il faut exiger des donneurs d'ordres qu'ils montrent l'exemple. En sélectionnant les moins-disants, ils tirent les salaires vers le bas. »

Mallory Lalanne

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