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Il trouve sa relève via la chambre de métiers

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A 60 ans, Henri Dumontheil a décidé de prendre sa retraite. Mais pas question pour autant de brader son entreprise. Pour trouver son successeur, il a demandé conseil à sa chambre de métiers.

Son dernier objectif professionnel? Trouver un repreneur pour permettre à son entreprise de perdurer. C'est désormais chose faite. Henri Dumontheil, après 25 ans d'activité en tant que plombier-chauffagiste à Longpont-sur-Orge, dans l'Essonne, vient de prendre sa retraite. Et pour passer la main en douceur, tout au long du mois d'avril, il a travaillé avec son successeur. «Je lui ai présente les clients les plus importants, témoigne le cédant. C'est un bon moyen pour instaurer une confiance mutuelle.» Ainsi, même si une transmission reste un virage difficile à négocier, les deux hommes ont mis toutes les chances de leur côté.

Repères

RAISON SOCIALE
SPCDE (Société de plomberie chauffage dépannage entretien)
VILLE
Longpont-sur-Orge (Essonne)
DIRIGEANT
Henri Dumontheil, 60 ans
EFFECTIF
4 personnes
CA 2006
296000 Euros

«Ensuite, évidemment, relativise Henri Dumontheil, tout dépendra de la qualité de son travail.»

«En tout cas, se réjouit l'artisan, je lui apporte une société avec une clientèle pérenne.» L'attitude de ses clients, essentiellement des professionnels, entreprises, cabinets d'architectes, décorateurs ou grosses sociétés immobilières, inquiétait beaucoup le cédant. «En apprenant mon départ, ils auraient pu être tentés d'aller voir ailleurs», commente-t-il. Mais tous ont compris que l'entreprise allait continuer à vivre et lui ont affirmé leur volonté de poursuivre l'aventure avec son successeur. Les carnets de commandes sont donc remplis: pas d'inquiétude à avoir de ce côté-là pour le successeur.

Henri Dumontheil a pu trouver un successeur digne de confiance.

Henri Dumontheil a pu trouver un successeur digne de confiance.

Le rôle de la chambre de métiers

 

Pour éviter tous les problèmes inhérents au passage de témoin à la tète d'une entreprise, Henri Dumontheil a décidé de s'entourer d'experts. Tout naturellement, à la fin de l'année 2006, sitôt sa décision prise, il demande conseil à sa chambre de métiers. Grâce à un partenariat avec les élus de la communauté de communes «Coeur de Hurepoix», elle organise, régulièrement, des réunions d'informations pour tout savoir sur la transmission d'entreprise. Henri Dumontheil a assisté à l'une d'entre elles. Il a ainsi noué contact avec des experts-comptables et des banquiers. Mieux: il a pu bénéficier de l'accompagnement des experts de la chambre consulaire, qui diffusent les offres de cession de fonds, et s'occupent ensuite de rassembler et trier les différentes candidatures. Henri Dumontheil a ainsi rencontré trois candidats. Il les a reçus et, parmi eux, a choisi un jeune homme d'une trentaine d'années: «J'ai tout de suite sympathisé avec lui», explique le cédant. Il faut dire que, ancien salarié d'une société de chauffage, le jeune homme connaît bien le métier: «C'est un bon point», concède Henri Dumontheil. La négociation est donc allée très vite: quelques semaines, et quatre entretiens plus tard seulement, une promesse de vente à 40000 Euros est signée, en présence d'un avocat. «Mon successeur n'a plus qu'à se démener avec les banques pour trouver le financement», conclut Henri Dumontheil.

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