L'artisan aux multiples casquettes

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A la tête d'une petite entreprise de bâtiment et de la Capeb de l'Hérault, José Tébar s'investit également pour ses confrères au niveau national. L'artisan affiche un emploi du temps chargé, mais les défis ne lui font pas peur.

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Parcours

- 1978
Obtention d'un CAP/BEP électricien.
- 1993
Il crée son entreprise Josebat.
- 1995
Il devient suppléant au conseil d'administration de la Capeb Hérault.
- 1998
Il est administrateur sur le secteur de Montpellier à la Capeb Hérault.
- 2001
Il devient vice-président de la Capeb Hérault.
- 2004 puis 2007
Il est élu puis réélu président de la Capeb Hérault. Il est également administrateur au niveau national.

Repères

- RAISON SOCIALE
Josebat
- ACTIVITE
Entreprise générale du bâtiment
- VILLE
Jacou (Hérault)
- DIRIGEANT
José Tébar, 46 ans
- ANNEE DE CREATION
1993
- EFFECTIF
11 personnes
- CA 2006: NC

Lundi matin, José Tébar briefe ses équipes sur un chantier. Mardi après-midi, il est à la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) de l'Hérault pour signer divers documents. Jeudi midi, il participe à une réunion sur le paritarisme, à Paris. Un emploi du temps bien rempli qui s'explique par ses multiples fonctions: José Tébar est, en effet, à la fois gérant d'une petite entreprise générale du bâtiment, président de la Capeb de l'Hérault, administrateur de cette même organisation au niveau national et, de fait, il siège dans un certain nombre d'organismes tels que l'Union professionnelle artisanale (UPA). Des mandats qui lui font participer à près de 170 réunions par an, dans son département comme à Paris...

Ardent défenseur des artisans

Si la priorité absolue de ce père de deux enfants reste sa famille, puis sa société qui le «nourrit», José Tébar ne ménage pas sa peine pour défendre l'artisanat du BTP et ses petites entreprises. L'entrepreneur est souvent invité à la table des négociations. «C'est passionnant et valorisant de négocier au plus haut niveau pour défendre les intérêts et l'avenir du secteur, souligne José Tébar. D'autant que les élus des organisations professionnelles sont tous des hommes de terrain... Ils sont quotidiennement au coeur des problématiques abordées et donc à même de savoir ce qui est bon, ou non, pour nos professions.» L'entrepreneur ne sacrifie pas que son temps à ses responsabilités syndicales. Il assume partiellement le manque à gagner dû à son absence. «Je m'investis par conviction, pas pour l'argent, assure José Tébar. Les mandats ne sont pas lucratifs: les indemnités versées ne couvrent qu'en partie le fait que je ne sois pas en train de travailler dans mon entreprise.»

A la tête d'une entreprise de bâtiment, José Tébar ne ménage pas sa peine pour défendre ses confrères.

A la tête d'une entreprise de bâtiment, José Tébar ne ménage pas sa peine pour défendre ses confrères.

Enfin, l'artisan avoue qu'il n'est pas toujours facile de concilier vie de famille, gestion d'une entreprise et engagement politique. «Des collègues me demandent souvent comment j' arrive à mener de front toutes mes missions», confie l'artisan. Sa réponse? Faire confiance et s'appuyer sur ses collaborateurs. Ces derniers préparent les dossiers de la Capeb et c'est José Tébar qui assure la représentation politique. Et dans son entreprise, c'est sa nièce, son bras droit administratif, qui «gère la boutique» quand il doit s'absenter. Une organisation qui tient la route puisqu'elle permet à l'artisan de prendre davantage de responsabilités à chaque nouveau mandat. Souhaitant s'impliquer un peu plus encore au niveau national, il pense ne pas briguer, dans deux ans, un troisième mandat en tant que président de la Capeb Hérault. «Place aux jeunes», conclut-il.

Carine Guicheteau

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