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L'innovation énergétique, en tête des préoccupations

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Ces dernières années, les Français avaient l'habitude d'associer l'innovation dans la maison aux notions de confort, d'esthétique ou encore de multimédia. Or, selon le dernier baromètre réalisé par l'Union des maisons françaises-CSA, ce sont désormais les avancées liées à l'écologie et aux économies associées qui symbolisent le mieux l'innovation dans l'habitat. A la question, «Si je vous parle de «maisons innovantes», à quelles innovations pensez-vous?», 82 % des personnes ont cité au moins une fois les innovations en rapport avec l'utilisation des énergies renouvelables: solaire (36 %), système de chauffage écologique (13 %), éolienne (8 %), puits canadien/géothermie (1 %) ; ou celles ayant trait aux solutions d'économie ou de régulation énergétique (récupération des pluies fluviales, maîtrise des dépenses énergétiques, isolation thermique, maison passive/autonome, etc.). Suivent ensuite les matériaux de construction et tout ce qui concourt à rendre une habitation plus confortable, comme les innovations technologiques, le multimédia, l'esthétique ou encore la domotique.

A contrario, les innovations liées au design et à la modularité des espaces, pourtant très développées dans le secteur hôtelier et notamment dans les chaînes intégrées, restent encore assez étrangères au public des particuliers.

L'autre enseignement de ce baromètre touche à la maîtrise de l'énergie. Elle reste un enjeu-clé pour nos concitoyens. En effet, en cas de restrictions budgétaires, les personnes interrogées préfèrent plutôt faire des concessions sur l'espace à vivre de leur maison ou l'utilisation de matériaux environnementaux plutôt que sur la maîtrise énergétique. Autre résultat de ce baromètre, les habitants des très petites communes, par définition plus proches de la nature, renonceraient encore moins que ceux des grandes villes à la maîtrise de l'énergie. En effet, 44 % des personnes habitant dans des villes de moins de 2 000 habitants interrogées ne feraient pas l'impasse sur ce poste, contre 34 % pour ceux des agglomérations de plus de 100 000 habitants.

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