La croissance piétine dans le bâtiment

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Après l'embellie du 4e trimestre 2011 qui a connu une croissance inattendue et exceptionnelle de 3,5 %, l'activité des artisans du bâtiment s'est enrayée en ce début d'année. Le secteur a enregistré une progression à peine perceptible de 0,5 % en volume, selon la Capeb. En cause: des perturbations climatiques importantes au mois de février, qui n'ont pas permis de réaliser l'ensemble des travaux. « L'arrêt de trois à quatre semaines des chantiers au mois de février a créé un véritable trou d'air. L'application des plans de rigueur décidés en 2011 n'améliorera pas la situation du secteur avec le recentrage du PTZ+, la disparition du dispositif Scellier et la hausse du taux réduit de TVA de 5,5 à 7 % », a regretté Patrick Liébus, président de la Capeb. Le marché de la construction neuve (+ 1,5 %) résiste mieux, ce qui permet d'éviter un recul plus important au global. Ce marché connaît néanmoins des signes d'essoufflement, avec une baisse de 3,5 points par rapport au trimestre précédent. Le segment de l'entretien-amélioration, qui avait connu une croissance moindre que le neuf en 2011, stagne à 0 %.

Des écarts d'évolution contrastés entre les différents corps de métiers sont à noter. Les travaux de maçonnerie sont les plus impactés, avec une baisse de 1 %, notamment en raison des intempéries. Les spécialistes de la couverture-plomberie-chauffage enregistrent une stabilisation de leur activité. Une petite lueur d'espoir avec les travaux plus orientés second oeuvre (électricité, menuiserie-serrurerie, aménagement-plâtrerie) qui enregistrent une progression de 1 à 1,5 %.

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