Le diagnostic, obligatoire mais insatisfaisant

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La performance énergétique des bâtiments est une priorité du gouvernement. Mais l'outil mis en place, à savoir le diagnostic de performance énergétique (DPE), laisse à désirer.

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L'obligation de réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE) pour les bâtiments neufs, dont le permis de construire a été déposé après le 1er juillet 2007, a été instaurée par arrêté en mai. Selon un deuxième arrêté, ce diagnostic devra également être affiché dans les halls d'accueil des bâtiments publics importants.

Pour rappel, le DPE est exigible pour les ventes de biens immobiliers depuis le 1er novembre 2006, et pour les locations de logements depuis le 1er juillet 2007. Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et de l'Energie a également signé une convention avec les professionnels de l'immobilier afin qu'ils s'engagent à afficher la performance énergétique des biens dans les petites annonces, d'ici à 2012.

Problème: selon une enquête de l'UFC. Que Choisir, publiée fin mai, les diagnostics n'aboutissent pas aux mêmes conclusions. En effet, l'estimation du coût de la consommation énergétique annuelle varie du simple au double pour un même bien. De plus, le DPE ne servirait pas si bien l'objectif environnemental pour lequel il a été créé. «Nous ne constatons pas, ou peu, de répercussions sur le terrain, signale José Pereira, président de l'Union nationale de l'équipement électrique et électronique (UNA EEE) de la Capeb. Le DPE ne donne que rarement lieu à des travaux d'amélioration énergétique. Ce n'est pas une priorité pour le propriétaire ou l'acquéreur car les investissements sont lourds. Il apparaît plutôt comme une formalité administrative pour vendre ou louer.» Ce qui ne doit pas être le cas du diagnostic obligatoire sur la sécurité électrique qui entrera en vigueur au 1er janvier 2009. «Il est important que ce nouveau diagnostic, qui porte sur l'état des installations électriques déplus de 15 ans, ne connaisse pas les dérives du DPE car il touche à la sécurité des personnes», rappelle José Pereira.

Carine GUICHETEAU

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