Le secteur du bâtiment pessimiste pour 2012

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Les perspectives 2012 pour le secteur du bâtiment sont moroses, avec notamment une baisse du chiffre d'affaires en volume et de l'emploi. C'est, en tout cas, ce qu'anticipe la Fédération française du bâtiment (FFB).

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Le bâtiment pourrait perdre 35 000 postes, intérim compris. C'est ce que prévoit la Fédération française du bâtiment (FFB) pour 2012. Ce recul de l'emploi sera la conséquence majeure de la rétractation du marché l'année prochaine. Pourtant, le secteur annonçait pour 2011 une croissance globale d'activité de 1,2 %, ainsi que la création de 9 000 postes. En raison de la nature des projets, les effets de la conjoncture se ressentent en décalé sur le bâtiment. En 2012, le recul devrait représenter une baisse de 1,9 % en volume. Tous les secteurs d'activité s'orientent à la baisse, avec - 2,8 % pour le logement neuf, - 1 % pour le non-résidentiel neuf et - 1,7 % pour l'amélioration- entretien.

@ FOTOLIA / ANDRZEJ

Le bâtiment, cible des mesures gouvernementales

Des perspectives moroses qui ne devraient pas arranger la trésorerie des entreprises du bâtiment, déjà mise à mal. « Cependant, nul n'est en mesure de dire ce que seront les prochains mois en matière de crédit à la consommation, tant en termes de taux que de quantité, rappelle Didier Ridoret, président de la FFB. Les temps sont durs, mais les banques, en privilégiant les marchés domestiques, nous évitent le pire. » Cependant, les hausses de tarifs des fournisseurs, qui prennent effet dès janvier 2012, risquent d'impacter l'outil de production des entreprises.

Par ailleurs, le secteur du bâtiment a l'impression d'avoir été fortement ciblé par les dernières mesures annoncées début novembre. « Nous n'ignorons pas les problèmes liés à la crise de la dette, ajoute Didier Ridoret. Mais la brutale remise en cause de notre environnement institutionnel va amplifier la récession dans notre secteur. » Dans ce contexte, les suppressions de la Loi Scellier et du PTZ+ dans l'ancien ont été qualifiées d'erreurs par le président de la fédération. Si le secteur était prêt à faire un effort concernant l'augmentation de 1,5 % du taux de TVA, Didier Ridoret estime désormais que le bâtiment « en a suffisamment fait ».

Claire Poisson

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