Les déchets du BTP inégalement recyclés

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@ ROLAND BOURGUET/ADEME

Le bâtiment génère 31 millions de tonnes de déchets par an. «Une préoccupation déjà ancienne», selon la Fédération française du bâtiment (FFB), qui a réuni en colloque, le 6 novembre dernier, les industries du recyclage, les exploitants de plateformes, les fabricants de produits de construction et les pouvoirs publics. L'objectif? Dresser le bilan des actions engagées ces dix dernières années pour favoriser la valorisation des déchets issus du BTP. L'organisation se révèle complexe, d'autant que les professionnels ne disposent pas forcément des moyens humains et techniques nécessaires. De ce fait, même si la mobilisation des acteurs du secteur témoigne d'une réelle prise de conscience de l'enjeu environnemental, en aval, des inégalités subsistent en fonction des filières concernées. Trois d entre elles ont fait l'objet d une attention particulière, à commencer par les déchets inertes (déchets minéraux non souillés, type béton, ciment, etc.), dont la procédure de recyclage est aujourd'hui bien maîtrisée, notamment la valorisation en granulats utilisés dans la construction routière. L'élimination des matériaux plâtre ne connaît pas un tel développement: ceux issus des chantiers de déconstruction et de réhabilitation n'ont encore aucune filière de valorisation quand les volumes, eux, augmentent. Quant aux déchets de bois non traité, ils peuvent être exploités comme combustible ou matière première, mais cette seconde option est actuellement en perte de vitesse car les besoins des usines de fabrication diminuent significativement. Enfin, l'accent a été mis sur les filières en bonne voie de développement: celles des matériaux en PVC rigide, de certains plastiques souples ainsi que des équipements électriques.

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