Mon compte Devenir membre Newsletters

Les entreprises de plus en plus réservées vis-à-vis du CNE

Publié le par

Mauvais temps pour le contrat nouvelle embauche. Faisant l'objet de plusieurs contestations judiciaires, il est également boudé par les entreprises.

Requalification en CDI «ordinaire». Le verdict de la cour d'appel de Paris en juillet dernier a confirmé le jugement prononcé en avril par le conseil des prud'hommes de Longjumeau, à l'encontre d'une entreprise qui avait eu recours au contrat nouvelle embauche (CNE). Depuis sa création il y a deux ans, le CNE a fait l'objet de 800 litiges portés devant la justice. Si sa viabilité est désormais suspendue à la décision de l'Organisation internationale du travail, les dirigeants d'entreprises de moins de 20 salariés semblent d'ores et déjà avoir adopté la prudence vis- à-vis de ce contrat. Selon le baromètre trimestriel Fiducial-Ifop, son recours «se tasse»: 7 % des patrons de TPE y ont recouru au deuxième trimestre contre 8 % au trimestre précédent. Un patron de TPE sur quatre l'a néanmoins déjà utilisé depuis sa création. D'après une étude de la Dares, la Direction de l'animation et de la recherche des études et des statistiques, réalisée en 2006, les patrons des entreprises de moins de 20 salariés recourent principalement au CNE pour pallier une incertitude sur l'activité de leur société ou pour tester plus longtemps les compétences d'un salarié embauché. Le secrétaire général de la CGPME, Jean-Eudes Du Mesnil, réaffirme d'ailleurs son attachement à ce contrat qu'il juge «excellent» pour les TPE: «Les entreprises s'interrogent sur l'avenir du CNE, voient les polémiques qu'il soulève, mais ce contrat a de toute façon été contesté dès l'origine. Nous restons donc très sereins.»

Mot clés : Contrat

Céline Keller

)