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Location de matériel: les cinq pièges à éviter

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Pour un besoin ponctuel ou à défaut de pouvoir investir, la location de matériel de chantier fait partie du quotidien des entrepreneurs. Mais, pour ne pas pénaliser un chantier, des pièges sont à éviter. Marche à suivre.

1. Evaluer correctement ses besoins

Il est fondamental, avant même de vous rendre chez un loueur de matériel, de bien identifier quels vont être vos besoins. Par exemple, un couvreur qui doit monter des tuiles sur un toit et qui vient pour louer un chariot télescopique doit mesurer également la hauteur du porche sous lequel il va devoir passer. Sous peine de se retrouver coincé. « Ce type de situation peut vous faire perdre du temps et de l'argent. Le loueur est en droit de vous facturer une journée de location. Par ailleurs, c'est toute une équipe qui est alors mobilisée et qui ne travaille pas », souligne Bertrand Lefevre, directeur marketing de Kiloutou.

2. Mener une réflexion sur la durée de la location

Par ailleurs, en même temps que la définition des besoins, l'entrepreneur doit aussi évaluer la durée de la location. « Sachant que si l'artisan prévoit dès le départ une location de cinq jours, cela lui reviendra toujours moins cher que s'il loue pour trois jours puis décide de prolonger de deux », prévient Bertrand Lefevre. La location doit donc être anticipée. Cela oblige l'artisan à bien rationaliser son chantier, en prévoyant tous les jours une action avec l'engin loué. « Il est possible bien souvent de décaler la date de sa location, alors même que l'artisan n'a versé aucun centime, sous réserve évidemment de la disponibilité sur le planning de réservation. Le coût commence quand la location démarre », précise Bertrand Lefevre.

3. Comparer et négocier les prix

Bertrand Carret, vice-président du DLR (Fédération nationale des distributeurs, loueurs et réparateurs de matériels de bâtiment, travaux publics et de manutention) et dirigeant de la société de location Rentforce, conseille de contacter au moins trois loueurs différents pour comparer les prix avant de passer à l'acte, car il peut y avoir de fortes différences de tarifs. La négociation porte également sur les services, comme la possibilité d'obtenir une assurance complémentaire, ou encore sur les conditions de règlement, permettant par exemple de passer d'un paiement comptant à un paiement sous 30 jours. « Pour obtenir des rabais, je conseille aussi aux professionnels d'être vigilants quant à la qualité du matériel. Ce n'est pas la même chose si l'on vous propose une mini-pelle récente ou neuve. Ou encore un camion-benne qui affiche 110 000 km au compteur ou 10 000 km. Sur ce type de détail, il est possible de négocier, et en général les artisans ne le savent pas », signale Bertrand Carret.

4. Vérifier que le matériel est aux normes

« Le loueur doit pouvoir vous fournir les documents attestant de cette mise aux normes. En cas de contrôle sur votre chantier ou s'il y a une défaillance, ils vous seront réclamés. Il faut donc refuser du matériel qui ne dispose pas de ce type de certificats », explique Patrick Rizzo, directeur marketing de Loxam. Vous pouvez par exemple demander au loueur de vous indiquer la date du dernier contrôle par un organisme agréé, avec les certificats pour l'attester.

Lorsque vous vous engagez dans une démarche de location de matériel pour des chantiers, vous devez mener une réflexion en profondeur sur vos besoins précis et rester très attentif au choix de l'engin.

@ YAHIA LOUKKAL - FOTOLIA

Lorsque vous vous engagez dans une démarche de location de matériel pour des chantiers, vous devez mener une réflexion en profondeur sur vos besoins précis et rester très attentif au choix de l'engin.

5. Essayer le matériel avec le fournisseur pour s'assurer de son état général

Patrick Rizzo conseille enfin de faire un essai (d'une durée d'environ 30 minutes) de l'engin avant de signer le contrat de location. C'est l'occasion également de faire un tour complet de la machine afin de vous assurer de son état. « Avec du matériel de chantier, on ne s'arrête pas sur des détails tels que des rayures. En revanche, on vérifie soigneusement tous les organes de sécurité (phares, ceintures...), les pneus et la carrosserie seulement en cas de gros chocs », précise le directeur marketing de Loxam.

Juliette Plouseau

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