Prévoyance: bien étudier et choisir votre contrat

Publié par le

Parce que que l'arrêt, momentané ou définitif, de votre activité professionnelle peut avoir de réelles conséquences financières, il est nécessaire de prendre en main votre protection sociale.

  • Imprimer

Personne n'est à l'abri d'une maladie, d'un accident et si vous disparaissez, votre famille aura besoin de revenus suffisants pour continuer à vivre convenablement. Or les garanties offertes par le régime obligatoire des artisans en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès sont relativement faibles. Ainsi, en cas d'invalidité permanente, le montant versé s'élève à 1 294,50 Euros par mois au maximum. En cas de décès, il est de 6 213,60 Euros. C'est pourquoi il vous est fortement recommandé de souscrire un contrat de prévoyance qui apporte des garanties complémentaires en fonction de votre situation personnelle.

«Les artisans sont naturellement exposés à de nombreux risques professionnels Paradoxalement, ce sont eux qui se couvrent le moins pour y faire face», analyse Jérôme Pour, agent général Axa. «Ils ont une certaine méconnaissance du régime obligatoire et, encore trop souvent, se réveillent le jour de l'accident». Toutefois, selon Philippe Bollecker, secrétaire général de la MNRA, première mutuelle de retraite et de prévoyance des artisans, la situation évolue favorablement. «Les artisans sont de plus en plus concernés par leur protection sociale au même titre que leur retraite et engagent des démarches en vue de se prémunir», observe-t-il. A ce jour, 91 000 artisans ont d'ailleurs choisi de souscrire le contrat Artivie de la MNRA.

@ Fotolia

Faire son choix

 

Pour bien choisir votre contrat, votre premier réflexe doit être d'effectuer, en collaboration avec un conseiller, un bilan personnalisé. Vous allez ainsi estimer vos besoins réels et définir les garanties essentielles pour protéger votre avenir et celui de votre famille.

La plupart des compagnies d'assurance, des mutuelles et des banques proposent aujourd'hui des contrats adaptés aux artisans. De manière générale, à cotisations égales, les différents contrats offrent des garanties plus ou moins équivalentes. Votre décision se fera donc plutôt en fonction de la meilleure adéquation des garanties proposées avec votre situation personnelle mais aussi de la qualité des relations que vous entretenez avec votre conseiller. Dans tous les cas, soyez vigilant avant de vous engager et pensez en particulier à vérifier les éléments importants du contrat: délais de carence, clauses d'exclusion, durée des franchises ou encore type de barèmes utilisé pour mesurer le taux d'invalidité. En effet, ces éléments sont parfois stricts et, en cas de sinistre, ils peuvent conditionner le versement ou le montant des indemnités.

Prenons l'exemple d'un maçon de 35 ans, marié, deux enfants, dont la cotisation mensuelle se monte à 200 Euros. En cas d'arrêt de travail (avec une franchise de 30 jours), il percevrait une indemnité de perte de revenu de 72 Euros par jour ainsi qu'un remboursement de ses frais professionnels de 72 Euros par jour. En cas d'invalidité (avec un taux supérieur à 66 %), il percevrait une rente de 2 200 Euros par mois jusqu'à 65 ans. Enfin, en cas de décès, sa famille obtiendrait un capital de 53 000 Euros ainsi qu'une rente éducation de 350 Euros par mois et par enfant jusqu'à 26 ans et enfin, une pension de 350 Euros par mois pour son épouse.

Pour finir, sachez que pour souscrire un contrat de prévoyance, une sélection médicale effectuée sous la forme d'un simple questionnaire de santé ou d'un examen plus ou moins poussé, est souvent nécessaire et conditionne l'accord des garanties par l'établissement.

Six contrats adaptés aux artisans

Profitez de la loi Madelin

En tant qu'indépendant, la loi Madelin vous permet de déduire vos cotisations versées au titre de la prévoyance de vos bénéfices professionnels imposables, dans la limite du plafond autorisé. Si votre conjoint est collaborateur, il peut également en bénéficier.
Le plafond annuel des cotisations est calculé ainsi : 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (32 184 Euros en 2007) + 3,75 % du bénéfice imposable, dans la limite de 3 % de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.

Mélanie Kessous

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet