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Relance: 1 000 chantiers pour doper le BTP

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Pour donner corps à son plan de relance, le gouvernement a retenu 1 000 programmes de construction sur toute la France pour stimuler l'activité du bâtiment et des travaux publics.

En décembre 2008, pour tenter de contrer la crise qui s'abat sur le pays, Nicolas Sarkozy a lancé un plan de relance de l'économie et nommé Patrick Devedjian pour le mettre en place. Au menu pour les artisans du BTP: l'entretien et la restauration des monuments historiques, notamment des cathédrales, mais aussi du patrimoine des petites communes. Egalement au programme: la rénovation thermique des bâtiments de l'Etat, visant à réduire de 40 % la consommation d'énergie, la construction de 100 000 logements ainsi que la lutte contre l'habitat indigne et la rénovation thermique de 80 000 logements du parc privé.

Patrick Devedjian est chargé de la mise en oeuvre du plan de relance.

@ JL MACAULT

Patrick Devedjian est chargé de la mise en oeuvre du plan de relance.

Ces 1 000 chantiers correspondent en réalité à des opérations déjà programmées dans la décennie à venir, ayant été anticipées, pour finalement se réaliser dans les deux ans grâce à l'injection de 10,5 milliards d'euros versés par l'Etat et de 4 milliards investis par les entreprises publiques et assimilées (EDF, GDF, RATP, SNCF, La Poste). Un dispositif qui tombe à pic, car à la même période, la Fédération française du bâtiment annonce une importante dégradation des carnets de commandes (-10,8% en 3 mois). De fait, cette baisse devrait limiter les créations d'emploi pour le début de l'année 2009. Les effets du plan de relance n'étant pas immédiats, ces programmes de construction ne constituent toutefois pas le seul ballon d'oxygène mis à disposition des professionnels du bâtiment. A l'exonération des charges patronales pour les embauches dans les TPE, s'ajoute ainsi la disposition du projet de loi de finances rectificative pour 2009 rendant possible, pendant deux ans, le cumul entre l'éco-prêt à taux zéro et le crédit d'impôt «développement durable». Une mesure qui encourage les ménages éligibles (ceux dont les ressources n'excèdent pas 45 000 euros, soit les trois quarts) à réaliser des bouquets de travaux de réhabilitation thermique, comme l'isolation de la toiture ou le changement des fenêtres. Les 57 % de la profession qui se consacrent à l'amélioration des logements anciens devraient donc être les premiers à tirer leur épingle du jeu.

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