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Son robot sculpte le bois pour lui

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Grâce à un outillage perfectionné, Louis Marie Favrelière a su répondre aux nouvelles attentes du marché. Une politique d'investissement en matière de technologie qui n'en oublie pas moins les hommes, restés au centre du dispositif.

Louis Marie Favrelière devant son centre d'usinage.

Louis Marie Favrelière devant son centre d'usinage.

Menuisier à Saint-Sauveur-de-Givre-en-Mai dans les Deux-Sèvres, Louis Marie Favrelière a su réagir face à la pénurie de main-d'oeuvre. Il a investi 200 000 euros dans du matériel de haute technologie depuis 2005: centre d'usinage cinq axes, plaqueuse de chants numérique, ponceuse à bande large... « Si les machines peuvent réduire le nombre de postes nécessaires à la réalisation de la production, elles ne remplaceront jamais les hommes. Il faut toujours du personnel pour les piloter. Chaque acquisition a donc fait l'objet d'une formation», souligne le menuisier.

Le high-tech au service du bois

Grâce aux talents de son équipe et à ses machines ultra sophistiquées, l'artisan peut proposer à ses clients (80 % de particuliers et 20 % de marchés publics) une offre unique et personnalisée. Ainsi, le centre d'usinage acheté en 2008 est consacré aux escaliers, meubles et charpentes, ou encore à la fabrication des portes d'intérieur personnalisées. « Le centre d'usinage réalise les ouvrages à partir d'un plan informatique, explique Louis Marie Favrelière, qui est ensuite retransmis en «langage machine». Il exécute ainsi les formes, perçages, défonçages qui lui sont demandés. » Ce système, généralement réservé aux usines de mécanique de haute précision, permet un travail du bois en creux et relief. Toutes sortes de motifs peuvent être gravés. L'artisan peut ainsi proposer des solutions sur mesure. «Avec ce robot, nous avons acquis une grande qualité de réalisation, une précision dans le travail, et nous avons réduit nos temps d'exécution. » L'entrepreneur a donc pu s'ouvrir à de nouveaux marchés malgré la crise et a même embauché cinq personnes en deux ans. En effet, s'il ne dédaigne pas la technologie, l'artisan reste également très sensible à l'accompagnement de son personnel et à la transmission du savoir-faire. Ainsi, depuis 10 ans, il forme un apprenti tous les ans, qu'il embauche ensuite. Le chef d'entreprise reçoit également des stagiaires, mais aussi des groupes d'élèves venus découvrir les métiers de l'artisanat. Selon Louis-Marie Favrelière, «on ne s'improvise pas artisan sur un coup de tête. Cela demande beaucoup de réflexion et de temps. J'ai toujours trouvé cela enrichissant, mais il s'agit d'un travail très prenant, et de plus en plus difficile. »

Repères

> Raison sociale SARL Louis Marie Favrelière
> Activité Menuiserie, bâtiment, agencement
> Ville Saint-Sauveur-de-Givre-en-Mai (Deux-Sèvres)
> Année de création 1998
> Dirigeant Louis Marie Favrelière, 48 ans
> Effectif 11 personnes
> CA 2009 721 100 Euros

Claire Poisson

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