En ce moment En ce moment

Un assistant personnel pour gagner en efficacité

Publié par le

PDA et smartphones s'immiscent depuis peu dans l'organisation des entreprises. Ces ordinateurs de poche permettent aux artisans de rester connectés en permanence avec leur entreprise grâce à l'échange de données et la gestion des interventions techniques.

  • Imprimer
Certains constructeurs proposent des terminaux plus résistants permettant l'utilisation des PDA sur les chantiers.

Certains constructeurs proposent des terminaux plus résistants permettant l'utilisation des PDA sur les chantiers.

«Depuis que mes salariés sont équipés de PDA, ils gagnent en temps et en efficacité sur les devis, le remplissage des bons d'intervention et la facturation», s'enthousiasme Emmanuel Laurentin, dirigeant d'une entreprise d'installation de chauffage et de climatisation dans les Hautes-Pyrénées. D'une utilisation simplifiée, les assistants numériques personnels (communément appelés PDA), permettent à un chef d'entreprise de gérer depuis un chantier une kyrielle d'activités: actualiser son carnet d'adresses, modifier son emploi du temps, consulter ses mails grâce un système wi-fi, 3G ou GPRS, ou encore établir un devis sous le format de son choix. «Avec un PDA, le chef d'entreprise a l'impression d'avoir un ordinateur de poche dans la main, car ces outils sont majoritairement équipés du système Windows Mobile, l'équivalent de Windows pour un ordinateur classique. Les smartphones sont également de véritables assistants personnels et optimisent la productivité de l'entreprise», détaille Samy Aoudia, gérant de Kamosis, spécialiste de l'informatique professionnelle.

La différence entre un PDA et un smartphone est minime. Ce dernier est un téléphone mobile qui intègre certaines fonctions d'un PDA comme l'agenda, le calendrier, la gestion des mails et la navigation web. L'assistant numérique personnel est, quant à lui, généralement doté d'un écran plus large et d'un processeur plus performant apportant une plus grande ergonomie. La plupart de ces outils permettent ainsi une navigation dynamique: le carnet de commande récupère les coordonnées dans votre répertoire, l'agenda est relié à un système d'alerte et les informations sont synchronisées sur l'ordinateur. L'artisan peut alors récupérer en quelques minutes toutes les données enregistrées. «Mes salariés en sont ravis. Ils ne sont plus obligés de venir au siège de l'entreprise avant de partir en rendez-vous, ce qui nous permet de réaliser des économies de carburant sur les trajets, poursuit Emmanuel Laurentin. Avant de se rendre directement chez le client à 9 heures, ils peuvent consulter son historique via leur PDA, modifier certains éléments. La secrétaire, de son côté, n'a plus qu'à récupérer et valider les informations sur le serveur, ce qui diminue la paperasse administrative.» Le PDA permet même de passer des commandes, puisque l'actualisation et l'échange des données entre le siège et les artisans s'effectuent en temps réel. En plus de ces fonctions de base, les PDA et smartphones autorisent la lecture d'images et de vidéos, laissant alors l'opportunité de montrer en direct aux clients les produits ou catalogues. Ces deux types d'appareil proposent des applications additionnelles comme un navigateur GPS, la création et la gestion de contrats, la prise de notes, un traducteur ou un lecteur de pdf. L'application Mobibat développée par la Capeb et spécialement conçue pour les artisans du bâtiment permet la gestion sur PDA des interventions techniques, la saisie des données de pré facturation, la réalisation de devis avec signature du client et la prise de photos intégrées au devis.

Bien analyser ses besoins

Pour rendre ces produits plus performants pour les professionnels, les constructeurs commercialisent des terminaux durcis, notamment à destination des chefs de chantier. Fabriqués à partir de matériaux résistant à l'humidité, aux chocs et à une forte luminosité, ils sont souvent très sophistiqués. Leurs prix oscillent entre 580 et 2 500 euros. Il convient donc, avant d'acquérir un tel outil, de se poser les bonnes questions. Dans la plupart des cas, le dirigeant optera pour la version durcie en fonction du risque de chutes et de détériorations. «Il ne faut également pas oublier que, d'une manière générale, ces solutions de mobilité doivent être changées en moyenne tous les deux ans car elles sont en perpétuelle évolution, les applications régulièrement renouvelées et les outils de plus en plus puissants», conclut Emmanuel Laurentin, qui analyse en premier lieu la question du retour sur investissement.

Mallory Lalanne

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet