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Vers une reprise économique durable?

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Après une année marquée par un nouveau recul de l'activité, le bâtiment devrait reprendre des forces en 2011, dopé par le redémarrage du logement neuf et la reprise de l'amélioration-entretien.

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Une reprise d'activité de 2,2 %, c'est la tendance qui se dessine pour le secteur en 2011. C'est ce qu'assure la Fédération française du bâtiment (FFB), après avoir dressé le bilan d'une année difficile (recul de 3,4 % avec 15 000 postes supprimés). Cette dynamique est très variable d'un secteur à l'autre et il apparaît que les métiers les plus affectés par la crise repartent à la hausse de manière significative. Selon les prévisions de l'Observatoire national des travaux et services liés au BTP (ONTSBTP) publiées fin décembre, les principaux secteurs à bénéficier de la reprise et des effets des plans de relance sont ceux du neuf et de la construction de maisons individuelles. Le logement neuf devrait contribuer à gonfler les carnets de commandes, avec l'introduction du nouveau prêt à taux zéro (PTZ+) et la préservation du dispositif Scellier. Les permis de construire enregistreraient ainsi une hausse de 4,5 % cette année.

L'amélioration sensible dans la maçonnerie générale, le gros oeuvre, la charpente, la couverture, la menuiserie-vitrerie, le ravalement, l'isolation ou encore la plâtrerie se confirmera en 2011. Les prévisions sont encourageantes pour les métiers du génie électrique et thermique. Le secteur du ravalement et de l'isolation n'a, quant à lui, pas trop souffert de la crise, notamment grâce à l'impulsion des nouvelles réglementations thermiques et des aides de l'Etat. Leur croissance est donc stable, selon l'ONTSBTP, et devrait atteindre 1,3 %.

L'emploi devrait également bénéficier de ces évolutions positives: entre 10 000 et 15 000 postes pourraient être créés sur une hypothèse de gains de productivité de l'ordre de 1%. Pour autant, cette perspective de reprise reste conditionnée à un certain nombre de paramètres. « C'est la phase transitoire que nous vivons aujourd'hui qui nous inquiète, prévient Didier Ridoret, le président de la FFB, évoquant la baisse des prix et la dégradation de la situation financière des sociétés. Car si nos entreprises paient plus vite, donc mieux leurs fournisseurs, il n'en va pas de même pour nos clients. »

Mallory Lalanne

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