En ce moment En ce moment

L'apprentissage soutenu par son ouverture aux 26-30 ans

Publié par le | Mis à jour le
L'apprentissage soutenu par son ouverture aux 26-30 ans
© goodluz - Fotolia

Avec 294 800 contrats d'apprentissage signés en 2017, le nombre de recrutements progresse de 2,1 % sur un an. Une dynamique qui s'explique notamment par l'élargissement de l'apprentissage aux 26-30 ans.

  • Imprimer

S'il fallait un signe que l'apprentissage n'intéresse pas seulement les jeunes de moins de 25 ans, les résultats que publie la Dares, le service statistique du ministère du Travail, permettent de confirmer l'intérêt qu'éprouve un public plus âgé pour ce type de formation.

D'après une étude publiée vendredi 12 octobre 2018, 294 800 contrats d'apprentissage ont été signés en 2017, soit une augmentation de 2,1 % par rapport à 2016. Une augmentation qui s'explique pour moitié par l'expérimentation lancée en 2017 d'élargir l'entrée en apprentissage aux 26-30 ans dans neuf régions*. Un résultat qui devrait conforter le choix du gouvernement d'élargir à tous l'âge limite d'entrée en apprentissage à 30 ans. La loi Avenir professionnel a été votée par les députés à la fin de mois de juillet 2018.

Si l'accès à l'apprentissage était déjà possible aux plus de 25 ans sur dérogation en 2016, les bénéficiaires des nouveaux contrats signés en 2017 ont vu leur nombre multiplié par trois (soit l'équivalent de 6 200 apprentis), témoignant ainsi d'un vif intérêt pour l'apprentissage. Les 26-30 ans forment ainsi 2,2 % des nouveaux apprentis en 2017 contre 0,9 % en 2016.

La Dares explique notamment que ces nouveaux apprentis âgés de 26 à 30 ans se distinguent des apprentis plus jeunes. S'ils sont, assez logiquement, plus diplômés que les apprentis de moins de 25 ans, leur parcours professionnel témoignent pour un quart d'entre eux d'un passé de demandeurs d'emploi et de salariés (22 %), contre 10 % (demandeurs d'emploi et salariés confondu) pour les plus jeunes. "Les apprentis recrutés dans le cadre de l'expérimentation, plus âgés, sont majoritairement d'anciens salariés ou demandeurs d'emploi et sont plus diplômés que les apprentis plus jeunes.", précise la note de la Dares.

*Depuis le 1er janvier 2017, la Bretagne, la Bourgogne Franche-Comté, le Centre-Val-de-Loire, le Grand-Est, les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire expérimentent le report de l'âge maximal d'entrée en apprentissage. Au mois d'avril 2017, l'Île-de-France et l'Occitanie ont rejoint les sept régions dans l'expérimentation.


Pierre Lelièvre

Pierre Lelièvre

Journaliste

Depuis juin 2016, je suis journaliste pour Chef d’Entreprise, Commerce magazine, Artisans mag’. Intéressé par le monde de l’entreprise, j’écris sur tous [...]...

Voir la fiche

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet