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"M. Valls, ne réformez pas le RSI" : le cri du coeur de deux artisans du bâtiment

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À l'heure où les indépendants dénoncent les dysfonctionnements du Régime social des indépendants, deux petits patrons clament, au contraire, leur attachement à "leur sécu". Ils espèrent que l'annonce de Manuel Valls, concernant une réforme du RSI, est fausse.

'M. Valls, ne réformez pas le RSI' : le cri du coeur de deux artisans du bâtiment

[NDLR : Ceci était bien évidemment un poisson d'avril]

Depuis son atelier situé à quelques kilomètres de la Pointe du Raz, Lucien R. n'en démord pas : la polémique sur le RSI et ses ratés n'a pas lieu d'être. Ce menuisier breton se félicite de toutes les démarches qu'il a eues à effectuer auprès de l'organisme : "Plus de 500 000 artisans et commerçants ont créé leur compte en ligne sur le site du RSI, alors je me suis dit : Pourquoi pas moi ?", explique-t-il.

Lucien R. soutient n'avoir jamais reçu d'appel de cotisation erroné et avoir toujours été remboursé de ses frais de santé en temps et en heure. Il avoue même entretenir d'excellentes relations (virtuelles) avec sa caisse locale : "c'est vrai que l'attente est longue. Mais, grâce à ça, j'ai pu faire la connaissance d'une dame charmante. Elle traite correctement ma demande ou me renvoie vers un collègue plus expérimenté", indique l'artisan. Son seul regret : qu'elle lui demande systématiquement d'appuyer sur la touche dièse de son clavier téléphonique à chaque appel.

Manifester pour le maintien du RSI

Alors, comment expliquer que certains de ses confrères battent le pavé et manifestent pour la réforme de la caisse de protection sociale ? À mots couverts, Lucien R. avoue son incompréhension : "Vouloir un service de sécurité sociale performant, c'est comme nous demander, à nous, artisans du bâtiment, de finir nos travaux en temps et en heure. Tout le monde sait que ce n'est pas possible".

À l'autre bout de la France, Michel G., plombier dans le Jura, partage son opinion : "Le RSI? J'ai toujours été bien accueilli et bien conseillé. Une fois, ils m'ont réclamé une cotisation erronée de 10 000 euros mais, au final, ils m'ont rendu service. Ainsi, ça m'a donné une bonne raison d'annuler mes vacances avec ma femme qui râle tout le temps. À la place, j'ai continué à travailler tout l'été, un vrai bonheur !", estime ce professionnel. Peu porté sur l'administratif à la base, Michel G. avoue désormais remplir ses déclarations avec "plus de facilité". Il aide même ses collègues à effectuer leurs démarches.

Pour ces deux artisans, hors de question de toucher à "leur Sécu". S'il le faut, ils envisagent d'écrire au Premier ministre, Manuel Valls, qui vient de se prononcer pour une réforme du système. "Nous sommes prêts à manifester pour défendre nos idées", affirment-ils. Un engagement militant qui ne tiendra certainement que le temps du 1er avril.

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