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Le bâtiment mise sur la rénovation énergétique pour rebondir

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Alors que le secteur du bâtiment accuse une baisse d'activité continue, la Capeb mise sur les travaux de performance énergétique pour relancer l'activité.

Le bâtiment mise sur la rénovation énergétique pour rebondir

La performance énergétique des bâtiments est devenue le cheval de bataille des professionnels du bâtiment. Pour faire face à une chute d'activité continue (il s'agit du 8e trimestre consécutif de baisse), la Capeb parie sur la mise en place du taux de TVA à 5,5% pour soutenir en 2014 ces travaux. Alors que la construction neuve et l'entretien-rénovation font tous deux état d'une baisse de leur activité (respectivement 2,5% et 1,5%) au 1er trimestre 2014, les travaux de performance énergétique semblent les seuls à pouvoir relancer l'activité économique du bâtiment.

Si les travaux d'amélioration de performance énergétique sont affectés par ce mouvement de recul général et stagnent en ce début d'année, la Capeb reste confiante. Elle mise sur un rebond de ce segment avec une hausse de 2% de l'activité sur l'année 2014. "Ce secteur a connu une forte embellie ces trois dernières années", commente Patrick Liébus, président de la Capeb. La part de chiffres d'affaires des travaux d'APEL (amélioration des performances énergétiques du logement) augmente en effet depuis 2010. Elle atteint 13% au dernier trimestre 2013, contre 10% en 2011.

En attente de faits

Pour soutenir durablement la demande de travaux, les professionnels attendent du gouvernement, qui a affiché le logement comme une priorité dans son discours de politique générale, des mesures concrètes. "Nous espérons que les annonces du Premier ministre dans son discours de politique générale concernant notamment la transition énergétique ne seront pas des promesses faites en vain", a déclaré Patrick Liébus, président de la Capeb.

La Capeb rappelle qu'il y a urgence. Les entreprises du bâtiment souffrent des retards de paiement récurrents de leurs clients. Un tiers des dirigeants font état d'une détérioration de leur trésorerie. La moitié de ces professionnels ont des besoins qui se situent entre 10 000 et 50 000€.

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