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Label RGE, un passage obligé pour conquérir les clients

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Et si vous obteniez le label Reconnu Garant de l'Environnement (RGE) ? Une démarche obligatoire pour que vos futurs clients obtiennent des prêts à taux zéro pour leurs travaux de rénovation. Un sésame d'autant plus important dans un contexte de frilosité économique.

Label RGE, un passage obligé pour conquérir les clients

Connaissez-vous l'éco-conditionnalité ? Sous ce terme se cache la volonté des Pouvoirs publics d'orienter les entreprises du bâtiment et leurs clients vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement. Par conséquent, depuis le 1er septembre 2014, les particuliers qui font réaliser des travaux et sollicitent un éco-prêt à Taux Zéro (éco-PTZ) doivent obligatoirement faire appel à des professionnels labellisés RGE (Reconnu garant de l'environnement).

Dès le 1er janvier 2015, ce sera au tour du crédit d'impôt développement durable, autre aide-phare à destination des particuliers, d'être soumise à l'embauche de professionnels estampillés RGE. "A terme, l'ensemble des aides aux ménages, non seulement nationales mais aussi locales, comme celles attribuées par les régions ou les départements, seront également tributaires de la mention RGE des entrepreneurs", prévient Eric Jost, directeur général adjoint de Qualibat, organisme certificateur de qualité des entreprises du bâtiment.

Ce principe de l'éco-conditionnalité concerne deux types de travaux : d'une part les travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique des logements (comme par exemple des travaux d'isolation) et, d'autre part, l'installation d'équipements utilisant les énergies renouvelables (par exemple, des panneaux photovoltaïques ou une pompe à chaleur).

Un sésame nécessaire

Être labellisé RGE s'avère donc indispensable pour que les clients bénéficient d'aides publiques, mais pas seulement : "Un entrepreneur qui a la mention RGE acquiert une plus grande crédibilité aux yeux des prospects", affirme Loïc Chapeaux, chef du service Études économiques de la Fédération française du bâtiment (FFB).

Prudents et perplexes devant la pléthore d'installateurs disponibles sur le marché, les clients préféreront se tourner vers un professionnel dont les compétences sont reconnues par un label obéissant à un référentiel précis, reconnu par les Pouvoirs publics.

D'autre part, posséder le label RGE permet de bénéficier d'une meilleure visibilité, notamment sur les portails Web des organismes chargés de délivrer la mention (comme Qualibat, par exemple). L'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) conseille également les particuliers qui souhaitent effectuer des travaux et sollicitent des aides financières, en les invitant à se tourner vers les professionnels estampillés RGE.

Monter son dossier

Vous l'aurez compris, ce label peut s'avérer très important pour développer votre activité. Mais comment l'obtenir ? Concrètement, il faut d'abord définir les compétences pour lesquelles vous souhaitez être qualifié, de façon très précise : par exemple, la pose de menuiseries bois, PVC ou aluminium. De l'activité choisie dépendra le choix de l'organisme qualificateur: Qualibat est ainsi habilité à délivrer le label pour une cinquantaine d'activités relevant de l'efficacité énergétique ou des énergies renouvelables, hors électricité. Dans ce dernier cas, vous pouvez vous tourner vers Qualifelec.

Quant aux installations de géothermie ou de panneaux photovoltaïques, vous pouvez vous tourner vers Qualit'EnR (qualifications Quali'PV, Quali'Bois, Quali'Sol, Quali'Pac). A noter : si vous possédez déjà une certification Qualibat récente dans l'un des domaines concerné par le label RGE, ou encore si vous êtes estampillé Eco Artisan ou Pro de la performance énergétique, l'attribution du label RGE sera automatique, voire soumise à un simple QCM.

Dans les autres cas, la labellisation RGE passe par une démarche à la fois administrative et technique. "Il faut monter un dossier de demande de qualification, joindre certaines pièces comme l'extrait de KBis, les justificatifs d'assurances professionnelles, l'inscription à l'Urssaf, etc.", détaille Eric Jost (Qualibat). Par ailleurs, la partie technique du dossier comprend des attestations de travaux, en rapport avec la qualification sollicitée, la liste des chantiers effectués dans les dernières années, le CV du référent technique (qui, dans le cas d'une entreprise artisanale, est bien souvent le dirigeant).

Une mention valable quatre ans

Pour monter en compétence, l'artisan qui brigue le label RGE sera amené à suivre des formations. "Parmi les obligations techniques, nous demandons aux entrepreneurs de suivre une FEE Bat* modules 1 et 2, concernant l'efficacité énergétique, sur une période de deux fois deux jours", précise Eric Jost. Cette formation sera modifiée en 2015 et concentrée sur trois jours, sous l'appellation FEEBat Rénovation.

Les entrepreneurs qui souhaitent obtenir le label RGE s'engagent également à accepter un audit de chantier, soit le contrôle d'une réalisation récente, dans les mois qui suivent l'attribution de la mention RGE. Financièrement parlant, le coût du label s'établit de 92,50 à 248 euros HT environ par an et par activité qualifiée, selon les organismes. La mention RGE reste valable quatre ans.

Au final, l'obtention du label demande un investissement faible en comparaison du gain potentiel pour votre entreprise.

*FEE Bat: Formation aux Economies d'Energie dans le Bâtiment

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