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Conjoncture dans le BTP : un premier trimestre meilleur qu'espéré

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Le secteur du bâtiment profite d'un début d'année 2017 bien meilleur qu'envisagé précédemment par la Fédération française du bâtiment, d'après leur étude conjoncturelle, délivrée le 27 juin 2017. Le bâtiment progresse de 4 % sur le 1er trimestre de l'année, très largement appuyé par le logement neuf.

Conjoncture dans le BTP : un premier trimestre meilleur qu'espéré

Amorcée depuis la mi-juin 2016, la sortie de crise est bel et bien là pour le secteur du bâtiment ! Lors de sa traditionnelle conférence de presse, le président de la Fédération française du Bâtiment, Jacques Chanut, s'est satisfait de la croissance de l'activité constatée au 1er trimestre 2017. En comparaison à la même période en 2016, la production progresse, en effet, de 4 %. En décembre dernier, la FFB envisageait une croissance de l'ordre de 3,4 % sur l'ensemble de l'année 2017.

Une reprise bien plus soutenue que prévue qui s'explique par la forte accélération des délivrances de permis et des mises en chantier dans le logement neuf. En volume, l'activité dans le neuf augmente de 12,8 % sur les trois premiers mois de l'année par rapport au T1 de 2016. Si cette progression est largement supérieure aux estimations de décembre dernier (+8,6 % prévu), le non résidentiel neuf s'avère en léger retard selon les calculs des analystes de la FFB.

Parent pauvre de cette reprise constatée depuis un an, le secteur de l'amélioration-entretien connaît une croissance de 1 % en glissement annuel au premier trimestre, en phase avec les estimations précédentes de l'organisation.

L'emploi et la trésorerie repartent de l'avant

L'emploi fait figure d'indicateur pertinent pour connaître l'état du secteur du bâtiment. S'il anticipait une hausse de 10 000 postes (ETP dont intérim) sur l'ensemble de l'année 2017, le secteur fait mieux avec "une vive progression de 16 300 emplois" créés sur les trois premiers mois de l'année. Néanmoins, Jacques Chanut considère que cette croissance de l'emploi reste insuffisante par rapport aux 180 000 postes supprimés depuis 2008.

En parallèle, le président de la FFB espère que le contexte social "incertain" sera plus rassurant pour les entreprises, avec en filigrane la question récurrente de la pénibilité. "L'annonce récente du Premier ministre de geler la mesure jusqu'à la fin de l'année est en partie rassurante et doit dès à présent être traduite dans les textes et les faits. Plus que tout, ce temps doit être mis à profit pour simplifier un dispositif qui reste vraiment trop compliqué", juge l'organisation patronale.

D'autre part, si la FFB constate que les prix restent trop bas, elle se montre plus nuancée qu'il y a quelques mois en avouant que "les perspectives s'améliorent dans ce domaine". Signe de la meilleure santé des entreprises du bâtiment et de leur trésorerie, la chute des défaillances qui s'établit à -16,8 % sur le T1 2017 en glissement annuel, après une baisse de 14,3 % sur 2016.

Néanmoins, si ce rebond de l'activité au niveau national préfigure un avenir positif pour le secteur, la FFB relève qu'il doit être nuancé en fonction de chaque métier et des disparités territoriales. Un constat qui fait dire au président de la FFB que "le léger redressement de l'amélioration-entretien reste, à ce stade, insuffisant pour donner un véritable allant aux zones où les besoins nets en construction neuve s'avèrent faibles".


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