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Macron vs Le Pen : leurs projets pour les artisans

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Emmanuel Macron ou Marine Le Pen ? Finalistes de l'élection présidentielle, un seul d'entre eux sera élu à l'Élysée. Voici ce qu'ils proposent pour le secteur du bâtiment.

Macron vs Le Pen : leurs projets pour les artisans

[Article mis a jour le 02/05/2017]

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  • Vie de l'entreprise
  • RSI
  • Apprentissage et formation
  • Emmanuel MACRON

    Fiscalité

    Surnommé par ses détracteurs comme "le candidat du travail indépendant", Emmanuel Macron projette plusieurs mesures en faveur du développement de la micro-entreprise. En cas d'élection dimanche 7 mai, le candidat supprimera les charges redevables par les autoentrepreneurs la première année et doublera les plafonds permettant de bénéficier du régime fiscal spécifique à la micro-entreprise.

    L'objectif du candidat réside dans la volonté d'étendre au maximum d'entrepreneurs la possibilité de se former en micro-entreprise. Ces mesures seront renforcées par la possibilité offerte, chaque année, à tous les artisans de choisir s'ils veulent dépendre ou non du régime fiscal des indépendants.

    En parallèle, afin de développer les contrats de travail longs, le candidat d'En Marche ! propose d'alourdir les charges des entreprises qui "recourent exagérément aux contrats courts".

    Vie de l'entreprise

    Alors qu'il préconise de poursuivre les efforts de simplification, notamment dans l'accès à la commande publique qui sera réservée aux entreprises européennes, l'ancien ministre de l'Économie annonce la création d'un portail en ligne informatif sur les règles applicables aux TPE. Le but ? Simplifier et rendre plus transparentes les normes et les lois.

    Pour améliorer les conditions de gestion des petites entreprises artisanales, en particulier sur le plan de la trésorerie, Emmanuel Macron promet également de renforcer les efforts de l'État visant à réduire les délais de paiement. Parmi les idées envisagées, figurent notamment la facturation électronique ou la sécurisation du crédit interentreprise.

    La question de la pénibilité du travail apparaît également dans les projets de réformes du candidat. Favorable à "la philosophie du compte pénibilité", Emmanuel Macron se dit néanmoins pour la suspension du dispositif dans sa forme actuelle, dans la mesure où "il y a plusieurs critères qui ne sont pas applicables en l'état". À la place, il recommande de renvoyer la négociation au sein de chaque branche professionnelle.

    Enfin, concernant la question des travailleurs détachés, il souhaite que la présence des travailleurs étrangers en situation de détachement soit limitée à un an. En parallèle, il promet de renégocier avec les partenaires européens les règles applicables dans l'Union européenne afin de lutter contre le dumping social.

    RSI

    "Ce régime est trop compliqué, les procédures sont mal faites". Voici en substance ce que pense Emmanuel Macron du Régime social des indépendants. Pour remédier aux difficultés rencontrées par les indépendants, le candidat arrivé en tête au premier tour veut supprimer la caisse de gestion du RSI afin de l'adosser au régime général et permettre que "tous bénéficient de la même qualité de service et des mêmes droits".

    Apprentissage

    "Un effort massif en faveur de l'apprentissage", telle est la volonté d'Emmanuel Macron. Aussi, pour renforcer l'accès des jeunes aux métiers de l'artisanat du bâtiment, il propose, par exemple, de faire "converger les contrats d'apprentissage et de professionnalisation" dont le but vise à permettre aux entreprises d'accueillir davantage d'alternants et d'apprentis.

    Dans la continuité de cette mesure, le candidat social-­libéral prêche pour que les branches professionnelles soient également impliquées tant dans l'organisation des formations que dans la rédaction des programmes.

    D'autre part, pour rendre plus lisible les aides à l'apprentissage destinées aux entreprises, les subventions seront réunies en une seule aide et qui sera attribuée en fonction de la taille de l'entreprise et du niveau de qualification des postulants.

    Un guichet unique sera créé pour permettre de simplifier l'accès des entreprises aux différents interlocuteurs existants. Enfin, la totalité de la taxe d'apprentissage sera affectée au financement de l'apprentissage.


    Marine LE PEN

    Fiscalité

    Au coeur des 144 engagements présidentiels de Marine Le Pen, les mesures en faveur d'un allégement de la fiscalité des entreprises existent, particulièrement ciblées sur les TPE et PME. C'est le cas notamment de sa volonté de créer un taux intermédiaire de l'impôt sur les sociétés à 24 %, soit un point de moins que la moyenne européenne, et de maintenir le taux réduit à 15 %.

    Plus spécifiquement, la candidate frontiste évoque l'idée d'exonérer de cotisation la première embauche d'un salarié de moins de 21 ans pour une durée de deux ans maximum. Intitulé "Premier emploi", ce dispositif existe déjà sous plusieurs formes mais est limité à une rémunération au niveau du Smic.

    Vie de l'entreprise

    Alors qu'Emmanuel Macron envisage de créer un site explicatif sur les règles ­auxquelles sont soumises les TPE et PME, Marine Le Pen va plus loin avec la mise en place d'un guichet unique à destination des TPE et PME afin de centraliser l'ensemble des démarches des entreprises en matière de déclarations sociales, fiscales et administratives. L'objectif poursuivi s'appuie une démarche de simplification des relations entre l'administration et les entreprises, selon le programme de la candidate.

    Alors que les problèmes de trésorerie peuvent être un risque pour les petites entreprises, la question des délais de paiements est un sujet dont les deux candidats se sont saisis. Marine Le Pen insiste sur la nécessité de renforcer les pénalités applicables à l'État et aux collectivités territoriales en cas de dépassement des délais, qu'elle promet "réellement impératives et automatiques".

    D'autre part, alors que son programme présidentiel s'axe sur une sortie de la France de l'Union européenne, Marine Le Pen promet que la directive sur les travailleurs détachés sera purement et simplement supprimée car elle crée "une concurrence déloyale inadmissible", selon elle. En parallèle, pour privilégier l'emploi des citoyens français, elle propose de taxer l'embauche de salariés étrangers, via la création d'un impôt additionnel.

    Enfin, concernant la pénibilité au travail, l'engagement 44 de son programme acte le remplacement du compte pénibilité "par un dispositif reposant sur une évaluation personnalisée réalisée par la médecine du travail". Le projet précise que "la pénibilité constatée sera compensée par une majoration des annuités de retraite".

    En outre, dans la continuité d'un programme fondé sur un patriotisme économique, l'accès aux marchés publics sera réservé aux seules entreprises françaises à condition que les écarts de prix avec les concurrents étrangers soient "raisonnables", explique le document, sans préciser ce que recouvre précisément ce terme.

    RSI

    Si la candidate du Front national a promis, en février 2017, "une amnistie générale des arriérés" de cotisations sociales des indépendants, elle souhaite refondre totalement le dispositif du RSI, qu'elle remplacerait par un bouclier social. Ce nouvel outil offrira la possibilité aux indépendants de choisir leur caisse d'affiliation, entre celle du régime général ou celle des indépendants qui sera basée dorénavant sur l'autodéclaration des revenus tous les trois mois.

    Apprentissage et formation

    La candidate du Front national juge nécessaire de "rendre la formation professionnelle plus efficace, moins opaque et moins coûteuse". Une mesure qui s'étaye, dans son projet, à travers le développement massif de l'alternance. Pour cela, elle espère miser sur les contrats d'apprentissage et les contrats de professionnalisation, dans l'artisanat notamment.

    En parallèle, elle préconise de créer des filières professionnelles d'excellence, en lieu et place du collège unique pour les jeunes dès 14 ans.


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