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[Étude de cas] Un plombier responsable aux grandes ambitions

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Plombier, Benoît Quettier intervient chez ses clients à l'aide de son triporteur électrique pour apporter une approche durable à son activité. Une ascension qui l'amène à développer son activité vers de nouveaux cieux.

[Étude de cas] Un plombier responsable aux grandes ambitions

Modernité, efficacité et responsabilité, voilà les trois commandements de ce plombier lyonnais. Converti à la plomberie au début de l'année 2015, après avoir travaillé durant onze ans au sein de l'Église catholique, Benoît Quettier, 41 ans, a une vision bien définie de sa profession. " En créant mon activité, je souhaitais sortir de l'artisanat classique tout en portant les valeurs de développement durable qui me sont précieuses ", explique l'entrepreneur.

Dès le lancement de son activité, il opte pour un mode de transport atypique et écologique. Oubliée la traditionnelle camionnette blanche siglée, Benoît Quettier investit dans un vélo-triporteur électrique. " Je voulais travailler en centre-ville pour rapprocher l'artisan des clients et dans le même temps éviter les bouchons et les PV ", précise-t-il, ajoutant que son Freegônes - une marque lyonnaise - " ne rejette évidemment pas de CO2 ". Dans les prochains jours, une nouvelle camionnette électrique viendra étoffer la flotte de l'artisan pour répondre à la demande de clients situés en périphérie de la cité des Gaules.

Si le moyen de locomotion inhabituel est " un vecteur de communication puissant " - il estime le gain d'activité entre 7 et 10 % -, il lui permet également d'être très réactif. La rapidité des déplacements est un de ses points forts. " Je traverse Lyon intra-muros en moins d'une demi-heure, ce qui me permet de répondre à la demande urgente de mes clients. C'est un atout ", se réjouit Benoît Quettier.

Dupliquer le concept

Peu militant mais " très responsable ", l'entrepreneur a fait le choix de se fournir localement en produit durable. " On a tous une responsabilité dans nos actes, ça m'incite à choisir des produits de qualité et le plus possible provenant de la région ", défend le dirigeant.

Pour toujours gagner en efficacité, Benoît Quettier a investi le champ du numérique. Outre les désormais habituels sites web et réseaux sociaux, il intervient avec sa tablette pour réaliser les devis et la facturation, propose le paiement sur mobile et réalise parfois des pré-diagnostics via des appels vidéo. " Un gain de temps et d'énergie au service du client ", plaide-t-il.

Un triptyque gagnant puisque les affaires s'envolent et les projets se bousculent. Avec 135 000 euros de CA prévu pour 2016, le plombier s'appuie sur une demande toujours plus forte provenant des régies locatives et des particuliers. Pour rester maître de son destin entrepreneurial, Benoît Quettier étendra, dès le début de l'année 2017, son concept à de nouveaux corps de métier en commençant par l'électricité. La serrurerie devrait également suivre rapidement grâce à la location de la marque Rakor.

Ambitieux, il projette, par ailleurs, de dupliquer son activité à de nouveaux territoires. " L'idée est de développer davantage l'entreprise et de créer de l'emploi. Pour l'instant, j'hésite encore à me lancer en franchise ou à embaucher en direct ", confie-t-il.

Repères :

Raison sociale : Rakor Plomberie
Activité : Plomberie / Chauffage
Ville : Lyon
Date de création : 2015
Dirigeants : Benoît Quétier, 41 ans et Laurent Noirot, 40 ans.
Effectif : 0 salarié
CA 2015 : 56K €
CA 2016 : 135K € (prévisionnel)


Pierre Lelièvre (avec Olga Stancevic)

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