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Comment assurer la sécurité de vos salariés sur la route ?

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Vos salariés mobiles sont exposés au risque d'accident de la route. Pour préserver leur vie et éviter d'avoir à gérer des situations dramatiques humainement et coûteuses pour l'entreprise, voici un récapitulatif des actions à mettre en oeuvre.

Comment assurer la sécurité de vos salariés sur la route ?

Le risque routier est la première cause d'accident grave et mortel dans le BTP. C'est la deuxième derrière les chutes de hauteur si l'on considère uniquement les trajets dits "de mission" et pas ceux entre le domicile et le chantier ou l'entreprise. C'est du moins ce qu'affirme l'OPPBTP, organisme de prévention et de formation spécialisé dans le bâtiment.

Si la situation est en voie de nette amélioration (baisse de 11 % entre 2014 et 2015 des accidents domicile-travail, qui concentrent la majorité des problèmes), l'entreprise peut, au-delà des pertes humaines à déplorer, en pâtir. "Les coûts se chiffrent au cas par cas, en fonction de l'accident, de la situation, de ses conséquences", explique Christophe Catheline, directeur des opérations expert Risque routier au sein de l'OPPBTP.

Il faut compter à la fois les coûts directs (réparations...) et induits (immobilisation du véhicule accidenté, gestion administrative de l'accident, rendez-vous client annulés...), qui reviennent selon l'organisme aux "coûts directs x 2 ou x 3".

Mais au-delà de l'aspect financier, les TPE et PME touchées peuvent également souffrir de désorganisation, de pertes de productivité et même voir leur pérennité menacée si l'accident touche le dirigeant lui-même. Le chef d'entreprise peut, par ailleurs, risquer des sanctions pénales si sa faute dans l'accident est reconnue.

Les entreprises, conscientes de ces dangers, sont pourtant une minorité à les considérer de près. "Seules 23 % des entreprises ayant réalisé un plan d'actions avec leur Document Unique (DU) traitent de ce risque", avance Christophe Catheline.

Plus préoccupant, elles ne sont qu'une sur dix à penser que les accidents représentent le premier risque à prendre en compte, selon l'OPPBTP. Aussi, des efforts doivent être engagés pour améliorer les pratiques en la matière. "Les actions de prévention déployées restent encore limitées", observe l'organisme.

Optimiser l'aménagement du véhicule

Le premier levier d'action réside dans l'organisation quotidienne. Au-delà de pratiques de bon sens, comme bien préparer ses parcours ou concevoir l'agenda des interventions afin de limiter le nombre de trajets journaliers, n'hésitez pas à vous faire livrer par les fournisseurs sur chantier pour éviter le transport de charges lourdes ou toxiques. Ou encore, si possible, à aménager les horaires pour éviter les heures de pointe ou organiser le transport sur chantier en minibus.

L'autre aspect, du point de vue organisationnel, concerne l'aménagement des véhicules. Pas question en effet de tout charger sans réflexion, au risque de provoquer des chutes d'objets en cas de choc sur la route. Pour cela, quelques pistes: installer une séparation entre la zone conducteur et l'arrière, bien arrimer le chargement ou encore maintenir le stock à jour afin d'éviter des trajets supplémentaires pour chercher des pièces manquantes. Sans parler de l'importance de la maintenance des véhicules.

"56 % des actions de prévention sont liées à des équipements de sécurité au niveau du matériel, précise Christophe Catheline. C'est l'action la plus facile à lancer, encore faut-il payer. C'est pour ça que l'on en revient toujours à l'organisation et surtout à l'humain..."

L'humain : c'est là que se joue une grande partie de la réussite des actions menées contre les accidents de la route. La formation et la sensibilisation des collaborateurs sont capitales. Pour majorer l'efficacité de vos actions, n'hésitez pas à associer vos équipes à leur élaboration. Ce qui n'exclut pas de contrôler leur aptitude à la conduite ou encore leur consommation de drogues ou d'alcool. Quitte à inscrire certaines règles fondamentales dans le règlement de l'entreprise.

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