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Formation : comment booster les performances de vos salariés ?

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Plus performant au niveau énergétique, plus intelligent... le bâtiment change. Et la formation des équipes à ces nouvelles problématiques doit aussi évoluer. Voici les clés pour accompagner au mieux vos salariés dans cette période de transition.

Formation : comment booster les performances de vos salariés ?

Changer pour durer. Voilà le défi auquel sont confrontés les artisans aujourd'hui. Ces derniers sont soumis à la nécessité de s'adapter à la numérisation de leur métier, notamment induite par l'arrivée progressive du BIM ("building information modeling", en français "modélisation des données du bâtiment" ). La maquette numérique change la façon de concevoir et d'exploiter un bâtiment en plaçant la collaboration avec les architectes, les gestionnaires et d'autres artisans au coeur du processus. En parallèle, les dirigeants de TPE doivent se mettre en conformité avec les exigences de performance énergétique dictées par les lois successives sur le sujet, jusqu'à la loi sur la transition énergétique promulguée l'été dernier.

Deux enjeux qu'ils doivent véritablement porter au coeur de leurs entreprises, en accompagnant la performance de leurs équipes sur ces thèmes. " L'intérêt de la montée en compétences est concurrentiel " , souligne Benjamin Fédor, président de Practee Formations, organisme de formation pour les professionnels du bâtiment spécialisé dans les travaux d'étanchéité à l'air. Par exemple, le label RGE - obtenu sous conditions et notamment après une courte formation spécifique - peut être apporteur d'affaires pour les artisans : les clients ont en effet la possibilité de bénéficier d'un crédit d'impôt en faisant appel à un professionnel reconnu comme tel.

Changement d'approche commerciale

Cette montée en compétences porte en particulier sur deux plans. Au-delà de la nécessité d'appréhender de nouveaux outils (digitaux) et matériaux (plus "verts"), c'est d'abord l'approche globale et l'exercice quotidien de la profession qui sont impactés par ces deux changements d'envergure dans le secteur.

" L'artisan doit comprendre que son travail ne s'arrête pas au chantier "

Benjamin Fédor , président de Practee Formations

Ainsi, les artisans doivent davantage communiquer avec les autres métiers, pour anticiper le BIM, mais aussi pour répondre aux nouveaux enjeux de performance énergétique. Ils doivent, sur ce point, être capables de vérifier leur travail, afin de préparer le terrain pour leurs collègues devant intervenir après eux sur le chantier. L'objectif de cette démarche est également d'éviter les malfaçons pour ne pas compromettre la performance globale du bâtiment. " L'artisan doit comprendre que son travail ne s'arrête pas au chantier et développer des pratiques d'autocontrôle, comme la prise de photos via smartphone, afin de rentrer dans une logique de qualité " , illustre Benjamin Fédor, avant d'ajouter : " Toute l'équipe doit être formée à ces pratiques pour éviter les sinistres. "

Ce qui change également est l'approche commerciale et la réponse que vous devez apporter aux clients pour les satisfaire. Vous aurez tout à gagner à miser sur le service pour correspondre aux nouveaux besoins. Par exemple, le BIM peut permettre de fournir un devis beaucoup plus précis, appuyé sur les dimensions exactes de la pièce où doivent être opérés les travaux. Ces dimensions sont mieux connues grâce aux informations préalablement entrées dans l'outil.

Même chose concernant le second volet du changement. " Là où une entreprise vend aujourd'hui une isolation de toiture, elle devra vendre demain une garantie que la toiture soit efficace " , illustre Benjamin Fédor. C'est-à-dire que ce toit protège correctement les habitants. Autre exemple : " Il s'agira demain pour un chauffagiste, non pas seulement de remplacer une chaudière défectueuse, mais de comprendre l'environnement (fuites d'air...) nuisant à la chaudière ". Autrement dit, c'est " un véritable changement de culture ". " Il faut apporter au client davantage de choix et de détails " , complète le spécialiste.

Au dirigeant, là encore, d'insuffler ce changement de culture à ses équipes, en proposant des formations, dispensées par lui-même ou par un prestataire, et privilégiant la pratique plutôt que la théorie. Autre conseil : doubler ces formations d'un accompagnement au quotidien pour favoriser le changement en profondeur.

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