4 conseils pour se prémunir du vol sur les chantiers

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4 conseils pour se prémunir du vol sur les chantiers

Adopter des mesures de prévention plutôt que dépenser des sommes conséquentes en solutions de protection. Une stratégie parfaitement adaptée aux problématiques des entreprises artisanales! Voici nos quatre conseils pratiques à adopter.

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Les recels sur les chantiers posent un véritable problème aux TPE artisanales. En effet, elles n'ont souvent pas les moyens de s'offrir les solutions technologiques utilisées par les grandes entreprises du BTP (vidéosurveillance, valises RFID, etc.). En revanche, quelques mesures de bon sens, peu onéreuses, permettent de se prémunir de la plupart des risques. A condition que vous organisiez l'activité en conséquence, sensibilisiez vos salariés et surveilliez leurs applications.

1. Identifiez et délimitez le chantier

Deux cas de figure existent : soit vous participez à un chantier multi lots, soit vous réalisez seul des travaux sur un site. Dans le premier cas, le maître d'oeuvre est censé organiser la protection du chantier. "L'artisan doit donc se renseigner sur les procédures prévues (local sécurisé pour stocker le matériel, police d'assurance tout risque intégrant une extension de garantie dédiée au vol, etc.) et il doit se fondre dans cette organisation", recommande David Gangloff, directeur technique produits IARD pôle dommage au bien à la SMA BTP.

Dans le second cas, l'artisan est isolé et doit définir les mesures de prévention à mettre en oeuvre. A lui, par exemple, de délimiter l'espace et de le mettre en sécurité en utilisant une barrière. "Le chantier est clôturé - avec une clôture grillagée et non opaque - et vous devez installer des panneaux indiquant qu'il s'agit d'une propriété privée et qu'il est interdit d'entrer", précise David Gangloff.

Attention, selon sa localisation, les risques sont plus ou moins importants : "Le risque augmente en fonction de deux critères : la situation en zone périurbaine du chantier, près d'un quartier sensible, et le nombre de lots qu'il engage", poursuit l'expert. Le cas échéant, n'hésitez pas à alerter les référents sureté des organisations patronales ou de la gendarmerie de votre département. Ils pourront vous fournir conseils et assistance (lire encadré : la profession mobilisée).

2. Rangez votre matériel

Cela n'a l'air de rien, mais ranger le matériel (outils portatifs, consommables, matières premières), ne pas le laisser au vu et au su de tout le monde, ni dans le fourgon, ni sur le chantier est l'une des bonnes pratiques à adopter et, surtout, à faire adopter à vos équipes. Les appareils portables doivent être stockés dans un local sécurisé, voire un conteneur, ou ramener à l'entreprise. Mais le vrai souci reste la présence d'engins qui attire les malfaiteurs en bande organisée.

"Les machines doivent être clairement identifiées au nom de l'entreprise avec, si possible, l'apposition d'un logo", conseille Didier Gangloff. En cas de vol, et si par chance le matériel est retrouvé, il pourra être rendu à son propriétaire. Pour les engins qu'il est impossible de ramener chaque soir, une astuce consiste aussi, en fin de journée, à les garer au centre du chantier ou, à défaut, sur un même espace. "N'hésitez pas non plus à les imbriquer les uns dans les autres, de sorte qu'il soit très difficile de les déplacer ", suggère David Gangloff.

Naturellement, pensez à retirer les clés et à activer les alarmes. Bref, il s'agit de dresser des barrières et des obstacles afin de calmer les ardeurs des voleurs.

3. Évitez de stocker des produits sur place

Les vols concernent à la fois les matières premières, les outils et les produits finis. Lionel Renimel, dirigeant de l'entreprise d'électricité générale Rannou à Chavagne, en Ille-et-Vilaine, a été plusieurs fois victime de vols de disjoncteurs et de tableaux électriques. Sa solution ? "Nous ne les laissons plus sur les sites ! Nous les installons une première fois pour les visites de contrôle, puis nous les déposons et les stockons dans l'entreprise, avant de les reposer le jour de la livraison", indique-t-il.

Plusieurs manipulations donc, mais qui coûtent au final moins cher que le préjudice subis en cas de vol. Le chef d'entreprise a également testé en début d'année l'utilisation de traceur GPS, avant de renoncer à cette solution, considérée trop onéreuse, même si très dissuasive. " Les voleurs repèrent les tableaux équipés mais, du coup, volent les autres ", témoigne Lionel Renimel.

4. Sécurisez vos véhicules

Il est préférable de s'équiper de véhicules utilitaires aménagés avec des systèmes de rangement qui ferment à clé. Dresser une check liste du matériel présent dans chaque utilitaire permet de vérifier qu'il ne manque rien, de responsabiliser les équipes et, en cas de vol, de justifier auprès de la compagnie d'assurance de la traçabilité du matériel (référence de l'outil, marque, date d'achat, etc.).

Autre règle d'or : ne jamais laisser un véhicule chargé avec le réservoir rempli sans surveillance à proximité d'un chantier. Le plein de carburant doit être effectué le matin et en début de semaine. Vous limiterez ainsi les risques de siphonnage.

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