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[Étude de cas] Un couvreur à la fibre préventive hors pair

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À travers des stages de sensibilisation et des formations annuelles prodigués à ses salariés, Jean-Michel Bruyelle, couvreur-zingueur dans l'Eure-et-Loir, ne ménage pas ses efforts pour impliquer son équipe dans la prise en compte des risques professionnels. Une responsabilité aux petits soins.

[Étude de cas] Un couvreur à la fibre préventive hors pair

© DR

Bien plus qu'une prise de conscience, c'est un leitmotiv qui guide Jean-Michel Bruyelle. Ce patron d'une société de couverture-zinguerie ne jure - ou presque - que par la sensibilisation de ses salariés aux risques professionnels, et la prévention.

De la route au chantier en passant par les locaux de son entreprise, la politique de Jean-Michel Bruyelle ne laisse rien au hasard. "On le dit peu, mais les risques routiers sont importants dans le secteur du bâtiment. Pour éviter les accidents, on a une flotte de véhicule qu'on change tous les quatre ans et un salarié a participé à un stage de la Sécurité routière", précise le dirigeant qui mobilise ses équipes pour contrôler régulièrement l'état des véhicules.

En parallèle, le patron de cette TPE de trois salariés et deux apprentis a établi, en lien avec l'OPPBTP, un plan de formation rigoureux. "On essaie de faire une formation par an", fait-il savoir. Perfectionnement individuel ou cursus de groupe, tout y passe : habilitation électrique, travaux en hauteur, CACES ou formation de sauveteurs secouristes au travail (SST), Jean-Michel Bruyelle ne compte pas pour assurer le perfectionnement de ses salariés.

Preuve de cet engagement, il a décidé également d'améliorer les conditions de travail et d'organisation en lançant un vaste projet. Il investit dans un bâtiment qui regroupera toute l'entreprise. Bureaux, atelier et base de vie seront réunis au sein d'un même endroit "pour un gain de temps et de manutention majeur". Et pour parachever ce projet, la TPE a souhaité se faire accompagner par l'OPPBTP dans l'organisation et la sécurisation des lieux. "L'idée est d'améliorer leur cadre de travail au sein même de nos locaux", dit-il. Un investissement onéreux - 170 000 euros - qu'il espère rentabiliser à horizon de 10 ans.

Moins d'absentéisme

Alors que l'entrepreneur dit "trouver la démarche normale et logique", le dirigeant rejette en bloc les critiques sur le coût supposé des formations de prévention et de sensibilisation. "L'investissement peut paraître conséquent, mais une partie peut être remboursée par les organismes de prévention", répète-t-il.

Si le temps dévolu aux formations éloigne les salariés des chantiers, l'effort se ressent néanmoins sur le présentéisme des salariés. Il constate même un absentéisme nul dans l'entreprise. Une victoire pour ce dirigeant qui siège également à la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT).

Cet engagement, il le tire de sa propre expérience, alors qu'il était encore salarié. "Pendant dix-huit ans, il m'est arrivé à de nombreuses reprises d'être confronté à des problématiques de sécurité sur les chantiers. Depuis que j'ai créé ma boîte c'est tout naturellement que je m'attache à améliorer les conditions de travail de mes salariés", conclut-il, en dirigeant heureux.

Repères :

Raison sociale : SARL Bruyelle
Activité : Couverture - zinguerie
Ville : Jouy (Eure-et-Loir)
Année de création : avril 2000
Gérant : Jean-Michel Bruyelle, 52 ans
Effectif : 3 salariés et 2 apprentis
CA 2017 : 350 K €

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