BTP : l'activité chute de 2,6 % en 2013

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BTP : l'activité chute de 2,6 % en 2013

L'année 2013 se solde sur une baisse globale de l'activité de 2,6 % en volume, selon les chiffres communiqués mardi 3 décembre par la Fédération française du bâtiment (FFB). Le recul était déjà de 1,2 % en 2012.

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Le secteur du bâtiment s'enlise dans la crise économique. L'année 2013 se solde sur une baisse globale de l'activité de 2,6 % en volume (-1,2% en 2012), selon les chiffres communiqués mardi 3 décembre par la Fédération française du bâtiment (FFB). Pour être plus précis, l'amélioration-entretien et le logement neuf reculent respectivement de 1,1 % et de 7,4 %. Seule -petite- éclaircie : le non-résidentiel neuf progresse de 0,8 %.

Conséquence inévitable, le secteur perd cette année 25 000 emplois, dont 5 000 intérimaires en équivalent-emplois à temps plein. Paradoxalement, si l'activité économique dévisse, la baisse des mises en chantier de logements, elle, reste modeste, passant de 346 000 en 2012 à 333 000 en 2013. Et ce, contrairement à toutes les prévisions de la fin de l'année dernière.

La crise se poursuivra en 2014

Reste une question: est-ce que le secteur se portera mieux l'année prochaine? Pas selon la FFB. En 2014, globalement, le marché se rétractera encore de 0,4% en volume. Cette baisse est assez homogène entre les marchés : 0,9 % pour le non-résidentiel neuf, 0,2 % pour le logement neuf et 0,2 % pour l'amélioration-entretien. Ainsi, le secteur perdra, en 2014, 7 000 emplois en moyenne annuelle. Au total, depuis 2008, le recul d'activité avoisine les 17 % en volume. Une crise qui impacte lourdement la santé financière de toutes les entreprises. Ainsi, le taux de marge est tombé de 14,6 % en 2008 à 9,9 % en 2012.

Pire encore. Selon la FFB, "aucun signe avant-coureur d'une reprise des commandes ne se profile. Arrêt de la récession ne signifie pas croissance positive ni, a fortiori, reprise." L'organisation patronale plaide donc pour que "l'amélioration très sensible de l'environnement institutionnel" soit sauvegardée, avec notamment le Plan d'investissement en faveur du logement (PIL) et l'application du taux réduit de TVA de 5,5% aux travaux d'économie d'énergie.

Enfin, la FFB demande un recalibrage du PTZ+, "en augmentant les quotités et les durées du différé pour les ménages des cinq premières tranches de revenus", ainsi que la prise en compte dans le barème "des surcoûts liés à la construction dense."

Julien Van Der Feer

Julien Van Der Feer

Rédacteur en chef

Rédacteur en chef d’Artisans Mag’ et de Commerce Magazine, l’univers de l’artisanat et du commerce est mon quotidien depuis 3 ans. Je suis passionné par [...]...

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