Conjoncture dans le bâtiment : mention passable

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Conjoncture dans le bâtiment : mention passable

Le 25 juin 2014, Jacques Chanut, président de la FFB, a annoncé les couleurs de la conjoncture du BTP en cette fin de premier semestre. Il s'agit d'un camaïeu de gris (la baisse des autorisations et des mises en chantier) hachuré de rose (la mise en place d'un plan de relance du logement).

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Ni trop noir, ni trop blanc. La Fédération française du bâtiment a dévoilé le 25 juin 2014 sa note de conjoncture. Jacques Chanut, le président de la FFB, déplore la baisse des autorisations (-22,2%) et des mises en chantier (-14,2%) entre janvier et mai 2014. A ce rythme en fin d'année, cela correspondra à un manque à gagner de 210 000 logements (l'objectif étant de 500 000 logements en fin d'année). La baisse est en outre plus modérée dans le non résidentiel (hors hôtellerie et agriculture) où elle est de l'ordre de -12,9% pour les permis et de -14,3% pour les mises en chantier.

Conséquence, en fin d'année la profession n'aura réalisé que 18 millions de m2 de surface de plancher contre 20,7 millions l'an dernier. Les statistiques officielles démontrent par ailleurs qu'à fin mars 2014, le recul sur un an ressort à 16 300 postes (y compris les intérims en équivalent emploi à temps plein), contre -20 400 en 2013.

Points positifs

Si l'inquiétude se renforce, la FFB compte sur les mesures gouvernementales, et précisément le plan de relance du logement, annoncé par Sylvia Pinel, la ministre du Logement, pour booster l'activité. Sont applaudis : l'allègement des exigences règlementaires et normatives en partie responsables de la dérive des coûts de construction, la réforme "extrêmement positive" du crédit d'impôt en faveur du développement durable et la distribution de l'éco-prêt à taux zéro. Enfin, la relance de la construction neuve, notamment grâce à l'application du PTZ+ (prêt à taux zéro amélioré) qui permet aux Français à revenus modestes de devenir propriétaires de leur première résidence principale.

La FFB estime toutefois que ces mesures, pour être efficaces, doivent être mises en oeuvre au plus vite. "L'ensemble de ces mesures est de nature à réduire le choc et à éviter le pire sous condition d'une mise en oeuvre rapide. On peut néanmoins craindre que d'autres mesures soient encore nécessaires dans les prochains mois", confie Jacques Chanut, le président de la FFB. Ce dernier fait notamment référence à la mise en place du compte pénibilité au 1er janvier 2015, réitérant sa volonté de simplification du dispositif. Il préconise notamment que des études d'impact soient lancées branche par branche et métiers par métiers, afin que soit évalué et ajusté au cas par cas le cadre d'application de ce dispositif.


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