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La Capeb se mobilise pour la gestion des déchets de peinture dangereux

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La Capeb et l'Agence de l'Eau Seine-Normandie créent un partenariat pour faciliter la gestion des déchets de peinture et aider les entreprises dans l'acquisition de stations de nettoyage écologique.

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Pour la première fois, la Capeb initie un partenariat avec un acteur de la gestion durable de l'eau, l'Agence de l'Eau Seine-Normandie afin d'accompagner les entreprises de peinture dans une démarche de préservation de l'environnement. La réglementation en vigueur sur la gestion des déchets dangereux impose en effet aux artisans peintres de mettre en place de nouvelles pratiques en matière de nettoyage de leurs outils de travail. Cette démarche repose avant tout sur l'acquisition de stations de nettoyage écologique de leurs outils (rouleaux, pinceaux, spatules…).

L'enjeu est double pour les professionnels. D'une part, ils peuvent limiter leur consommation d'eau, souvent très importante dans cette phase de nettoyage (20 litres environ pour le nettoyage d'un rouleau). D'autre part, il s'agit d'éviter le rejet direct de résidus toxiques dans le réseau d'eaux usées.

Une subvention qui peut atteindre jusqu'à 50% du prix de la station

Pour aider les entreprises à relever le défi et acquérir une machine de nettoyage écologique d'outils, les deux partenaires ont mis en place un dispositif financier de soutien. La prise en charge peut atteindre 50% du prix de la station.

Proposés par les sociétés Nespoli, Rotaplast, Aigaster et Enviro Plus, ces outils permettent en moyenne d'éviter le rejet de 5 tonnes d'eau polluée par an et par peintre. Un premier type de station (Aigabox et Roller Cleaner) fonctionne par un système de bains de solutions écologiques et permet de rincer tout type de peinture ; le recyclage des solutions usagées étant assuré directement par la station. La deuxième technologie développée pour l’Aqua Cleanor et le Rotaplast fonctionne exclusivement avec de l'eau et n'est donc efficace que pour les peintures acryliques.

Dans les deux cas, les stations intègrent une fonction de récupération des boues de peinture. Et permettent de réduire la consommation d'eau de plusieurs dizaines de litres par outil lavé. Mobiles, les machines peuvent être déplacées sur chantier. Leurs coûts : de 490 euros à 3500 euros (hors subvention), en fonction des modèles.

Mallory Lalanne

Mallory Lalanne

Chef de service

Après avoir enregistré différentes expériences en presse généraliste, télévision et radio, j’ai décidé de rejoindre en 2010 l’univers de la presse professionnelle. [...]...

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