La fiabilité des DPE remise en cause

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Une nouvelle enquête de l'UFC-Que choisir pointe du doigt les mauvaises performances des diagnostics de performance énergétique.

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L’UFC-Que Choisir a rendu publics les résultats de la réactualisation de son enquête sur les Diagnostics de Performance Énergétique (DPE), et à l’appui de ceux-ci, réclame un renforcement du cadre juridique des DPE pour garantir leur fiabilité.

En 2008, pour la précédente enquête, l’UFC-Que Choisir s’indignait du caractère aléatoire du classement des DPE sur l’échelle de A à G. En 2011, il semble, selon le communiqué de l'association que rien n’ait changé. Sur quatre maisons visitées par 16 diagnostiqueurs, deux maisons ont été classées dans pas moins de trois classes énergétiques différentes, une a été classée dans deux étiquettes différentes et une seule s’est vue attribuer la même étiquette énergétique par tous ces professionnels.

Une des maisons étudiée a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation de 134 kWh à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1 000 à 1 800 euros.

Ces résultats sont d’autant plus alarmants que ces DPE sont obligatoires depuis 2010 pour toute vente ou location de logement et conditionnent désormais le niveau du nouveau PTZ+ (prêt à taux zéro) accordé aux primo-accédants. Leur affichage est par ailleurs obligatoire dans toutes les annonces immobilières.

À l’appui de ce constat, l’UFC-Que Choisir demande donc aux pouvoirs publics :
* d’adopter sans délai des mesures techniques pour fiabiliser les Diagnostics de Performance Énergétique ;
* de rendre opposable le DPE entre l’acheteur et le vendeur pour que la responsabilité du diagnostiqueur puisse être engagée en cas de diagnostic erroné.

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