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La crise s'installe dans le BTP

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Selon la FFB, tous les indicateurs, ou presque, sont au rouge depuis janvier 2012. Signes annonciateurs d'une dégradation qui prendra toute son ampleur au second semestre de cette année et en 2013.

La crise s'installe dans le BTP

Le secteur du bâtiment se porte mal. Quelques chiffres permettent de caractériser cette tendance négative pour le second semestre 2012, voire pour 2013.

-Pour le neuf :

Une nette inflexion à la baisse des permis et mises en chantier a été observée depuis le début 2012. En glissement annuel sur quatre mois à fin avril :
dans le logement, autorisations et mises en chantier reculent respectivement de 1,2 % et 14,5 %. Cela vaut tant pour le collectif que pour l’individuel.
dans le non-résidentiel, hors bâtiments agricoles, surfaces autorisées et mises en chantier s’inscrivent respectivement en baisse de 1,6 % et de 16,5 %.

-En ce qui concerne l’amélioration-entretien :

La production en volume s’inscrit d’ores et déjà en baisse de 0,2 % au premier trimestre 2012 par rapport au même trimestre de 2011.

Les conséquences négatives sur l'emploi

En lien avec ce recul progressif de l’activité, les carnets de commandes s’effritent et l’emploi s’en ressent. Ainsi, à fin mars 2012, la perte nette dans le bâtiment ressort à environ 6 800 postes permanents, soit une réduction de 0,5 %, par rapport au premier trimestre 2011. Cela s’explique par la baisse simultanée des effectifs salariés (- 4 900) et de l’intérim en équivalent-emplois à temps plein (- 1 900).

Dans un tel contexte, le président de la FFB, Didier Ridoret, a rappelé les annonces faites durant la campagne et confirmées depuis par le gouvernement. C’est le cas notamment de la construction de 500 000 logements en moyenne par an sur le quinquennat, dont 150 000 logements sociaux. Ou encore la rénovation thermique de 600 000 logements par an. Il estime que ces engagements sont parfaitement adaptés à la situation de crise. « Encore faut-il que la réalité des décisions soit en conformité avec les annonces, et qu’elles se traduisent au plus vite dans les faits », a-t-il ajouté.

Car pour la FFB, il s'agit là d'un impératif pour sauver la seconde partie de l'année 2013.

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