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Conjoncture : le bâtiment s'en sort bien, pour l'instant

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Malgré une conjoncture générale mauvaise, le secteur du bâtiment tire encore son épingle du jeu, selon la dernière note de conjoncture de la FFB. C'est davantage 2012 qui inquiète.

"Une activité bâtiment encore bien orientée", c'est ce que constate Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment (FFB). Les évolutions, connues à fin septembre, confirment que 2011 est une année de reprise pour le bâtiment.

Ainsi, dans le neuf, sur la base des données des huit premiers mois de l’année, la note de conjoncture de la FFB fait état d'un vif redécollage dans le logement. Les autorisations et les mises en chantier progressent respectivement de 12,3 % et 20,3 %. Mais le tassement de la reprise, constaté depuis le mois de mars, inquiète pour 2012.

La reprise s’avère aussi significative dans le non-résidentiel avec, hors bâtiments agricoles, des surfaces de permis accordées et des surfaces mises en chantier en hausses respectives de 12 % et 21 %. En ce qui concerne l’amélioration-entretien, les données du premier semestre 2011 indiquent une hausse de 1 % de l’activité en volume par rapport au premier semestre 2010.

En conséquence, la reprise de l’emploi attendue s’est bien manifestée. Au premier semestre 2011, il y avait 7 300 emplois nets en plus par rapport au premier semestre 2010. L’intégralité du mouvement s’explique par la hausse de l’intérim, alors que les effectifs salariés ont encore un peu reculé (2 500 personnes en moins). Par ailleurs, on compte 12 100 emplois en plus depuis le début de l’année, grâce à la hausse simultanée de toutes les natures de contrats.

Cependant, la dynamique de la reprise montre des signes d’essoufflement depuis le printemps, ce qui n’est pas de très bon augure pour 2012. D’autant que les prix semblent à nouveau reculer depuis le mois d’août. Cela pourrait constituer un premier indice de l’entrée en crise du secteur du bâtiment. Ce serait d’autant plus dommageable qu’en deçà des tendances moyennes, la reprise de 2011 n’a pas concerné tous les départements et tous les métiers.

Didier Ridoret a également rappelé que les "tensions sur les trésoreries" restent fortes du fait de la LME et surtout de l'absence de réduction des délais paiements des clients." Les entreprises du secteur vont donc débuter 2012 fragilisées et pourraient subir les conséquences de la crise en décalé, du fait de la nature même de leur activité."

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