En ce moment En ce moment

Entreprise artisanale : faut-il acheter ou louer ses véhicules ?

Publié par le - mis à jour à
Entreprise artisanale : faut-il acheter ou louer ses véhicules ?

Pour se constituer une flotte de véhicules à usage professionnel, il existe de nombreuses options possibles. Mais faut-il opter pour la location longue durée (LLD) comme le font déjà la plupart des grands comptes ?

Je m'abonne
  • Imprimer

Acheter ou louer ses véhicules pour se constituer une flotte ? La question mérite d'être posée et la réponse apporter en fonction des moyens financiers de l'entreprise, mais aussi de la "philosophie" entrepreneuriale qu'elle veut défendre.

Acheter ses véhicules sur fonds propres, les autofinancer, nécessite d'immobiliser des capitaux importants. Elle n'a qu'un seul avantage : les certificats d'immatriculation, les "cartes grises", sont au nom de l'entreprise et, au bilan, les véhicules achetés sont considérés comme des immobilisations et figurent à l'actif.

Autre solution pour être propriétaire de ses véhicules : le crédit classique. À un moment où les taux sont extrêmement bas et après une mise en concurrence des différents acteurs, banque, organisme spécialisé, filiale financière ("captive") du constructeur, c'est un choix raisonnable même si l'endettement de l'entreprise augmente. La trésorerie reste intacte et les sommes financées représentent une dette inscrite au passif dans le bilan d'une entreprise. Les intérêts sont considérés comme des charges financières.

Le crédit-bail, une solution à regarder de près

Mais faut-il vraiment acheter ses véhicules alors qu'ils perdent de leur valeur dès les premiers tours de roue ? Ne vaut-il pas avoir recours au crédit-bail (leasing) ou à la location longue durée ?

Le crédit-bail commence souvent... mal. Au moment de la signature du bon de commande ou à la livraison, il est généralement demandé au demandeur un dépôt de garantie qui représente 5 à 10% du prix du véhicule neuf. À défaut, le premier loyer sera majoré. Le contrat est valable pour une durée - entre 24 et 60 mois - et un kilométrage - 15 000 à 120 000 km - qui doivent être définis au départ. Attention à la surfacturation en cas de dépassement de kilométrage !

La formule a une certaine souplesse : il est en effet possible de lever l'option d'achat après une année de location. Là encore, les crédits-bail sont proposés aussi bien par les banques que par les "captives" des constructeurs à l'exemple de BMW Financial Services. Société de ­leasing et de financement au sein du BMW Group, elle offre des solutions permettant d'harmoniser les aspects financiers du plaisir de conduire... une BMW ou une Mini et les attentes des chefs d'entreprise artisanale. BMW Financial Service sa créé pour cela une gamme complète de services.


En fin de contrat, il existe deux options : devenir propriétaire (du ou) des véhicules en levant l'option d'achat pour un montant le plus souvent égal au dépôt de garantie ou restituer le véhicule à l'établissement financier et obtenir le remboursement du dépôt de garantie, déduction faites des (éventuels) frais de remise en état. À noter que le contrat peut inclure un ensemble de services, maintenance, assurance, véhicule de remplacement, pneumatiques, etc. Le locataire n'a alors qu'une seule facture à régler tous les mois.

Pour l'entreprise, la somme des loyers restants est un engagement hors bilan. Les amortissements sont considérés comme des charges d'exploitation dans la limite du plafond amortissable pour les véhicules particuliers. Les intérêts de l'emprunt sont des charges financières.

La LLD, du " sur-mesure" pour les pros

La location longue durée (LLD) peut être considérée comme du "sur-mesure" pour les entreprises qui souhaitent se constituer un parc automobile sans avoir à le financer d'entrée de jeu. En effet, les contrats sont désormais d'une certaine flexibilité. Bien que basés sur une durée - de 24 à 60 mois - et un kilométrage - de 10 000 à 160 000 km - déterminés au moment de la signature, ils peuvent s'adapter aux besoins ou à la situation du locataire.

C'est l'un des atouts majeurs de la LLD et cela quel que soit le loueur choisi, "captive" d'un constructeur ou spécialiste de la LLD multimarque à l'image de Arval (BNP Paribas), ALD Automotive (Société générale), ou encore Alphabet (loueur multimarque, filiale de BMW Group). C'est aussi le cas de Athlon qui propose des "offres packagées de mobilité attractives" pour que ses clients puissent optimiser leur budget. Ils ne payent que l'usage de leurs véhicules et sont véritablement libérés de la gestion au quotidien de leur flotte. Ce sont d'ailleurs là les "lignes de force" de la LLD, celles qui expliquent qu'elle soit plébiscitée par les grands groupes et qui en font une alternative de choix pour les entreprises artisanales.

Cinq raisons de passer à la LLD

Pour convaincre les artisans de passer à ce mode d'acquisition de leurs véhicules, Leaseplan, l'un des principaux loueurs longue durée présent sur le marché français, avance cinq arguments :

1. La LLD répond aux besoins de mobilité des artisans qui ont besoin d'un outil de travail en parfait état pour les transporter chaque jour, avec leur matériel, auprès de leurs clients ;

2. La LLD, c'est la possibilité de recentrer sur son coeur de métier : une fois choisi le véhicule, quelle qu'en soit la marque, le modèle, le loueur s'occupe de tout : immatriculation, maintenance, gestion de pneumatiques, gestion des cartes "carburante" et, éventuellement, assurance et assistance. Il peut même gérer les contraventions (mais c'est l'utilisateur du véhicule qui les paie !) ;

3. La LLD, c'est se simplifier la vie : les véhicules sont loués au meilleur prix du marché - le loueur a une puissance suffisante pour négocier les prix avec les constructeurs -, le locataire ne reçoit qu'une seule et unique facture mensuelle, mais cette facture doit être détaillée. Les loyers passent en charges d'exploitation déductibles dans la limite du plafond amortissable pour les véhicules particuliers ;

4. La LLD, c'est la certitude de pouvoir en changer tous les 2, 3 ou 4 ans dans de bonnes conditions, la garantie d'avoir toujours des véhicules neufs recevant les équipements de dernière génération, des véhicules plus sûrs et qui consomment moins et émettent moins de CO2, moins de NOx, moins de particules fines : les constructeurs, en effet, font sans cesse progresser les performances de leurs moteurs ;

5. La LLD, c'est la garantie de ne pas avoir de problème de revente, c'est le loueur qui s'en charge ! Attention cependant : la restitution est un moment-clé de l'exécution du contrat et le locataire doit s'acquitter des frais de remise en état si le véhicule n'a pas été parfaitement entretenu.

Je m'abonne

Marc Horwitz

Julien van der Feer,<br/>rédacteur en chef Julien van der Feer,
rédacteur en chef

La Lettre de la Rédac

Chaque semaine, l'essentiel de l'actu

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet