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Faut-il acheter ou louer son VU ?

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Faut-il acheter ou louer son VU ?

Souplesse, maîtrise de la trésorerie, tranquillité d'esprit... la location longue durée (LLD) ne manque pas d'attraits, mais l'achat a encore son mot à dire.

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Le choix de la LLD par les entreprises de moins de 10 salariés augmente. Ce mode de financement est en effet passé de 5 % en 2015 à 11 % en 2018 selon les chiffres du Baromètre (1) de l'Observatoire du véhicule d'entreprise (OVE). Voyons en 3 points clés comment départager LLD et achat.

1. Le coût d'usage

Dans les TPE, la durée moyenne de détention d'un véhicule est de 6,2 ans selon l'OVE. Acheter laisse penser que le VU sera utilisé plus longtemps, donc qu'il sera mieux rentabilisé et qu'il ne coûtera rien durant les dernières années de circulation. Un argument que réfute François Piot, président de l'OVE : "un véhicule en fin de parcours nécessite davantage de réparations et coûte autant qu'un autre en entretien régulier et en assurance". La formule n'a d'intérêt que si l'entreprise souhaite garder un véhicule en appoint ou si elle investit dans des aménagements onéreux qu'elle compte utiliser au-delà de cinq ans.

Le coût d'usage ne dépend pas que du mode de financement du VU. Il prend aussi en compte d'autres facteurs inhérents à l'entreprise (comme les conditions de circulation) ou extérieurs à celle-ci (comme la pression fiscale et le prix du carburant). La dernière édition du TCO Scope de l'OVE montre que les prix de revient kilométriques des VUL repartent à la hausse (+ 4,72 %, soit 0,266 euro/km), notamment à cause de la hausse du prix du carburant. Certes, toutes les dépenses engagées sont déductibles : coût d'achat, assurance, carburant, pneumatiques, frais d'entretien, etc. L'avantage vaut pour l'achat comme pour la location puisque les loyers sont déductibles. Sur ce point, la LLD semble plus intéressante pour les TPE fortement imposées, car lissés sur trois ans, les montants des loyers sont plus élevés qu'un simple amortissement sur cinq ans.

2. La préservation de la trésorerie

Un des gros avantages de la LLD tient à la prévisibilité des dépenses. Elle permet de lisser la charge sans affecter la trésorerie de l'entreprise, dont le surplus peut être alloué à un d'autres investissements, plus productifs. La formule est sans surprise, puisque tout est compris dans le loyer. Son montant est calculé en fonction de la durée du contrat et du kilométrage prévu, du prix du véhicule (aménagement compris), des services associés et, enfin, de la valeur résiduelle estimée.

6,2 c'est, en années, la durée moyenne de détention d'un VU dans les TPE.

Aujourd'hui, "le marché du véhicule d'occasion est malmené, notamment en raison de la disparition annoncée du diesel. C'est un point important à considérer lors du choix d'un mode de financement", note François Piot. Si la formule paraît intéressante, elle ne l'est plus en cas de dépassement du kilométrage prévu par le contrat. Les kilomètres parcourus en plus sont en effet lourdement facturés. Autre point de vigilance : la valeur de restitution du VU car les frais de restitutions font l'objet de débat. À vérifier auprès du prestataire.

3. La gestion de la flotte

Les entreprises qui utilisent plusieurs véhicules doivent se poser la question de la LLD, car les loueurs prennent en charge les prestations comprises dans le loyer : assurance, entretien, pneumatiques, réparations, fourniture d'un véhicule de remplacement, carte carburant, pass autoroutier. Résultat, le chef d'entreprise n'a plus besoin de se soucier d'une tâche chronophage. Enfin, la location permet de bénéficier d'un VU neuf et régulièrement renouvelé, donc équipé des dernières innovations en matière de confort et de sécurité. Un plus.

(1) Baromètre Flottes, CSA-OVE, 2018


Véronique Méot

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